Quand l’ennui revient, je me sens mal. je ne sais plus quoi faire, ni quoi dire … Je ne prends même plus la peine d’écrire ces derniers temps car je vais mal.
Mon nouvel emploi était une trappe dans laquelle je me suis lancée de toutes mes forces.
Demain, j’ai un entretien d’embauche pour un ancien emploi que je détestais tant, car je sais que mon chef compte se débarrasser de moi. Il vaut mieux que je mette de moi-même une fin à ma période d’essai qui a été renouvelé par ses soins, plutôt que de rester dans cette entreprise où j’ai des maux de ventre tous les jours rien qu’en y pensant.
Je ne sais pas de quoi mon avenir sera fait. Ma situation amoureuse est une catastrophe : je suis amoureuse depuis des mois de quelqu’un qui ne l’est pas et n’ose pas me quitter. Il me répète toujours que je ne suis pas la solution … S’il savait tout ce dont je suis capable pour nous rendre heureux. Mais il ne veut pas le voir…. Ainsi vont les choses.
Je l’ai rencontré un soir, sur le net. Il faisait partie du monde du hacking et nous étions tous deux contre la loi hadopi.
Au début, je ne me sentais pas à l’aise à 100% avec lui, et puis un soir, oui, nous avons fait ce que je n’aurai jamais dû faire…
Je ne sais plus écrire me semble-t-il.
Je ne sais plus vivre non plus …
[...]
Mon boulot se passe mal. Il m’a été rapporté que mon boss avait décidé de se débarrasser de moi. Alors je cherche, je vais peut-être redevenir hôtesse d’accueil et répondre au téléphone comme une conne. Ne croyez pas que je peux arranger les choses avec mon boss : il est fou. Un mois et demi qu’il n’est pas venu dans la boîte, qu’il y a des choses à signer et il ne me donne pas signe de vie.
Rien n’est parfait en ce bas monde, moi qui croyais sincèrement que travailler dans le monde de l’open source aiderait à m’épanouir… Je me rends compte que c’est réellement un monde à part. Et qu’il n’est peut-être pas fait pour moi.
Je suis toujours en train de vivre une relation destructrice avec la même personne. Depuis fin mai c’est ainsi. Son ex qui est partie avec son fil est en train de se refaire une vie parfaite tandis que lui continue de se ronger les sangs , ne pas vivre et se dire qu’il n’a besoin de personne et ne me laisse aucune place. Encore hier j’étais avec lui, et il a passé sa soirée à geeker. Alors certes, le monde du hacking est certes intéressant d’un point de vue philosophique mais je suis surtout tombée sur des autistes /égoïstes/alcooliques plutôt que sur des gens sincères qui ont une autre vie que celle de leur pc.
Une nouvelle expérience me direz-vous … Sans aucun doute, mais je ne m’en sors pas indemne. J’ai un traitement de choc pour tenir. Entre ma psychothérapeute et ma psychiatre, je suis servie. Je pleure beaucoup, je me cachetonne à mort. Je demande à celui que j’aime d’être là à mes mes côtés parce que je traverse un moment difficile, il me soutient que lui aussi il va mal. Plutôt que de nous apporter des aides psychologiques mutuelles, il préfère continuer à rester en égoïste…Et me dis que je devrais partir. Il me fait sincèrement penser à Kurt Cobain et son côté destructeur » I hate myself, I want to die » … Sauf que contrairement à moi, il n’a pas avalé une boîte de somnifère et est allé en HP il n’y a même pas deux mois…
Rien ne va plus.
[...]
Oui, le monde du hacking est réellement un monde à part, soyez en sûrs. Je me sens toujours un peu en marge, observatrice d’un groupuscule d’intellectuels codeurs qui se prennent pour les rois du monde – et le sont peut-être au fond – bref, je me sens comme lorsque j’évoluais dans le monde de l’extrême gauche. J’observe et n’arrive pas à en être convaincue. J’aimerais tellement être certaine de certaines choses, voir que je peux savoir que ceci est bon et arfait malheureusement …. Cela n’est et ne sera sans doute jamais le cas.
"Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit: J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice crée par mon orgueil et mon ennui."