11th 06 - 2009 | no comment »

Du vide

Des garçons ont partagé mes nuits – sans pour autant exister dans mon jour. J’ai parcouru quelques lignes droites, les idées qui dérivent de la route. J’ai planté pas mal de souvenirs, un peu d’avenir aussi. Je suis tombée amoureuse d’un con, qui m’a pourtant donné quelques bonheurs. J’ai haïs l’espece humaine après moi, je me suis même demandé si cela valait le coup d’essayer de respirer demain. J’ai mentis à mes sentiments, crût entendre les mots que j’attendais.
J’pensais que tourner une page où l’encre est encore humide serait plus facile. Je connais maintenant le vide. Celui qui oublie l’amour, la haine, le dégoût, et qui remplace ces quelques fleurs par l’indifference. L’indifference du temps qui continue de tourner, lentement, des saisons qui se suivent sans m’attendre, de celles à qui tu dis Je t’aime. J’attendais des saveurs, j’pensais même que notre amour avait un bonheur particulier, une couleur qui se détachait des autres.
Quelques parfums restent sur ma peau, ça doit être ça, l’odeur de la nostalgie. Un mélange d’amer, de sucré, de regrets, d’espoirs. Je vais laisser faire le temps. On vit, on meurt, entre temps on essaye de survivre.

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11th 06 - 2009 | 1 comment »

C'est la luuuutte Finââle

Des jours comme ça on ouvre les yeux; on se demande comment on a pu en arriver là. Je fais un rapide bilan de mes deux dernières années.

 J’ai croisé différentes personnes, de la faux-cul commerciale jusqu’à l’assistante paye totalement submergée. De la secrétaire de service qui doit gérer une centaine de journalistes à celle qui en gère cinq de permanents. Du DRH totalement à côté de la plaque à la responsable de l’Admin shootée du boulot. Des syndicalistes vraiment cons jusqu’à l’avocat d’entreprise super sympa…
Pendant très longtemps, j’ai cru que le monde était blanc ou noir. Gentil ou méchant. A droite ou à gauche… Finalement il n’y a pas véritablement d’opposition ;  ou alors juste une opposition de complémentarité.

J’ai rencontré les bons et mauvais côtés du libéralisme quasi-sauvage. Cette  lutte des classes dont j’entendais si souvent parler, j’en ai bouffé. 

Et après ça, on s’étonne que je me replie de plus en plus sur moi-même …

* Fatiguée*


11th 06 - 2009 | 2 comments »

Homelands

La jeunesse d’aujourd’hui ne vit plus, elle survie. Absence de modèles, d’avenir, et de passé. Ses icônes sont droguées, ivres, et perdues. Elle ne se retourne plus, n’avance plus. Stagne. L’amour d’un soir a remplacé celui de toujours, elle vagabonde de rues en rues espérant croiser les fantômes de ses souvenirs, ne regarde plus ce qui l’entoure, n’écoute plus, entend seulement. Ses années passent, toujours plus vite. Le temps la sépare de ceux qu’elle aime, et devient amnésique de toutes émotions . Fuir les sentiments, fuir les autres. Fuir. Elle se fout de tout, oublie petit a petit ses bouts de films, les acteurs de ces derniers, n’aime plus, ne déteste plus, s’indiffère de son amour. De son passé. De ses années. Elle balance ses peurs dans des mots, crache sa haine dans quelques lignes. L’égoïsme de sa jalousie la tue chaque jour un peu plus. Elle n’en peut plus. Et se hais. Et les hais.

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Stop It Now


 

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The Lucide Show

"Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit: J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice crée par mon orgueil et mon ennui."

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