22nd 06 - 2009 | 26 comments »

Pretty[like]Drugs

J’ai vécu la folie. Pure, complètement artificielle. J’ai fait un écart. J’ai rêvé, j’ai nagé dans un bain bouillonnant. Depuis, une certaine angoisse me tenaille, me noue le ventre, m’absorbe, et je ne peux penser à autre chose. Je suis devenue un objet. Ce changement soudain… Dépendance, appartenance irréversible. Je ne trouve plus les mots. Je suis sujette aux plus grands étourdissements… C’est désagréable, mais j’aime. J’aime ne plus pouvoir me contrôler, que les évènements prennent les décisions à ma place. J’aime les circonstances où le flou prend le dessus. J’aime qu’il me berce, et m’emporte, pour ressentir le folie, encore et encore. Ne plus être maître de soi-même, ça a un côté envoutant, dangereux, excitant, existentiel, et inhabituel. On n’atteint ce sommet que si on le désire, que si on ne fait confiance à rien, où plutôt si on fait confiance à tout le monde sauf à soi-même. Qu’ils prennent le contrôle, moi je pourrais lire en eux, m’en imprégner, sentir jusqu’où peut aller leur folie, s’ils peuvent suivre la mienne. A la limite de l’inconscience, mais toujours consciente. J’épouserai celui qui me fera concurrence. J’attends la folie qui saura m’intriguer, m’épouvanter, me séduire, me surpasser. Je veux être admiratrice, entraînée par le sommet de la folie.

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22nd 06 - 2009 | 3 comments »

Sturm und Drang Und moi j't'emmerde…

Le plus dur avec soi-même, c’est de rester objectif.  Rester maître de sa personne et ne pas se laisser aller au romantisme écoeurant des livres de Danielle Steel.
Ensuite, vient le moment où on doit rester digne quand on se rend compte qu’on a fait la boulette. La mégo grosse boulette de la mort qui tue et qui fait qu’on morfle.
Après, vient le temps. Le temps qui passe lentement, les heures qui s’écoulent, s’étiolent inlassablement sur une petite musique nostalgique. Nostalgique … Ou simplement inventée. Un peu comme un rêve que l’on a fait et que l’on voudrait retrouver ce soir, exactement là où on l’a laissé la veille.

Je suis la première à critiquer Les souffrances du jeune Werther. A le traiter de tous les noms d’oiseaux possibles et inimaginables. Je suis aussi la première à traiter Madame Bovary de grosse connasse.

Ainsi …

Il est beaucoup plus difficile de prendre le recul obligatoire pour contrôler  chaque jour notre propre histoire. Plus encore, on a du mal à choisir quel rôle doit tenir notre propre personne.

Sturm und Drang. Ich Habe Verstanden. Und je t’emmerde.

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22nd 06 - 2009 | 2 comments »

Aphorismos αφοριζειν #9

selfish

De toute manière, au fond,  suffit de piger que tu te suffis à toi-même.
Après, tu peux enfin être cool …. Nan ?…


Stop It Now


 

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The Lucide Show

"Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit: J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice crée par mon orgueil et mon ennui."

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