24th
06 -
2009
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Le paradoxe est une proposition qui contient ou semble contenir une contradiction logique, ou un raisonnement qui, bien que sans faille apparente, aboutit à une absurdité, ou encore, une situation qui contredit l’intuition commune. Le paradoxe est un puissant stimulant pour la réflexion. Il nous révèle soit les faiblesses de l’esprit humain et plus précisément son manque de discernement, soit les limites de tel ou tel outil conceptuel. C’est ainsi que des paradoxes basés sur des concepts simples ont souvent amené à de grands progrès en science ou en philosophie.
Le paradoxe est également une figure de style…
Viens prendre Mon style dans ta figure
24th
06 -
2009
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And everybody’s empty
And everything is so messed up
[... ]
Si certains veulent être égoïstes, ils ont peut-être raison. L’égoïsme est une preuve de jemenfoutisme le plus total. Si certains s’en foutent à ce point, c’est peut-être parce qu’ils ont réellement pris conscience de leur mortalité absolue.
Les autres connaissent la chanson: « on meurt tous un jour », savent qu’elle est totalement vraie, ont assistés à des enterrements, et pourtant continuent de l’ignorer. Ils s’en foutent eux aussi. Leur différence avec le premier groupe constituant ce monde: ils ne sont pas égoïstes, eux. Ils font comme s’ils profitaient de la vie, ne perdent pas une miette de leur précieux temps sur Terre. Ils croient apporter beaucoup aux gens autour d’eux, se dessinent un sourire sur le visage pour paraître de bonne humeur. Le travail leur paraît totalement normal, ils suivent le troupeau, essaient de vivre dans le meilleur des mondes, comme tout le monde. De temps en temps ils vont consulter un psy qui soi-disant les aiderait à les remettre d’aplomb. C’est parce que c’est fortement recommandé. Ce groupe d’individus étant le plus peuplé, il donne l’impression que toutes ces âmes vivent leur vie en oubliant cette mort qui les attend peut-être au coin de la rue.
Et pourtant, ce sont ces personnes qui la craignent le plus. Ils s’en rendent compte un beau jour, lorsqu’ils se découvrent un premier cheveux blanc. [Qu'ils arrachent généralement]. Eux qui avaient vécus les quarante premières années de leur vies ingurgitant chaque innovation, chaque nouveauté, se familiarisant avec le progrès, profitant de chaque instant, se retrouvaient soudainement confronter à cette réalité qu’ils niaient depuis longtemps mais qui leur pendait au bout du nez: la vieillesse. Ils essaient même d’exterminer un deuxième cheveux blanc éventuel.
Le premier groupe cité plus haut, lui, s’en fout de la vieillesse. Se concentrer sur son nombril pendant des années n’est pas de tout repos, au bout d’un moment les cheveux blancs ne se comptent plus. Certains, déjà vieux avant de naître, ne se sont pas sentis différents ce fameux matin devant le miroir.
Tout ça pour dire que le groupe des « égoïstes » se coupe de la première phase de la vie [Leur égoïsme passe avant tout]. En revanche, lui qui se fout de tout, se fout de la vieillesse. Il vit donc la deuxième partie de sa vie sans crainte, et finit par mourir, comme il le sait, tel chaque être sur cette planète. Ce type de personne se raccroche à un seul fil, le maillon d’une vie entière. Ce fil est une question: Pourquoi naître puisqu’il faut mourir ? Suivie de la seconde qui arrive inévitablement : Qu’avons nous apporté à la Terre depuis notre naissance à part la survie de l’espèce? Bref, la légère déception de toute une vie quand on ne sait pas ce qu’on fout ici.
Le deuxième groupe, celui qui aime la vie, ou du moins celui qui fait semblant de l’aimer, va connaître le contraire, ça va de soi. Le premier épisode de sa vie va faire de lui quelqu’un de bien, de responsable, quelqu’un qui aime vivre, quelqu’un qui pleure, qui rit, qui travaille… Bref, quelqu’un qui exploite ses qualités, autres que celles qui servent à la digestion, au sommeil et à chier.
Les individus de ce groupe ont un point commun qui ne trompe pas, ils ont le même but: Celui de plaire, de faire toujours mieux et de s’améliorer dans tout ce qui leur tient à cœur. Ils naissent comme cela, et toute leur vie, ils vont se perfectionner et vont connaître la concurrence entre individus de leur espèce, à un moment ou à un autre.
Et c’est alors que lors de la découverte de leur premier cheveux blanc, un matin totalement normal où ils s’apprêtaient à user de leurs perfectionnements en tout genre, ils se trouvent soudainement rattrapés par leur vie entière.
A ce moment là précis, tout ce qu’ils croyaient maitriser depuis de nombreuses années n’existe plus.
Une chose inévitable les rattrape: la vieillesse.
Toute une partie de vie à se rendre invincible pour finir par découvrir cette maladie qu’ils avaient oublié et banalisé de leur esprit, cet avant goût de la mort.
A partir de l’épisode du premier cheveux blanc, le perfectionnement, la réussite, l’importance du travail laissent place à la déception. Une sorte de compte à rebours se met en place dans leur cerveau: la deuxième partie de la vie commence pour le groupe n°2. Évidemment, elle est moins belle que la première. Ils considèrent qu’il n’ont plus la vie devant eux. Ils sentent l’écart se former entre la jeunesse actuelle et eux. Ils ne sont plus les rois, l’économie future de leur pays n’est plus entre leurs mains, on ne compte plus sur eux.
Un jour ils meurent, toute la petite famille assiste à leur enterrement, la larme à l’oeil comme il se doit. Et puis les générations futures connaissent ensuite le même cycle [ n'oublions pas que la survie de l'espèce est en jeu].
Well… La vie est excitante.