25th 06 - 2009 | 29 comments »

Aphorismos αφοριζειν #11

J’ai tout essayé. Je t’ai secoué, j’ai sifflé – la Grande Vadrouille c’est du chiqué -  je t’ai tapé, mais rien ! Tu ronfles toujours comme un bâtard. Donc, j’ai décidé qu’à chaque fois que tu vas m’empêcher de dormir, je vais te tailler une pipe pour te réveiller ….

… Et je te laisserai en plan. VENGEANCE !!!


25th 06 - 2009 | 1 comment »

Arbeit Macht [ parfois ] Frei

Mon contrat en alternance se termine fin août. C’est le grand saut vers l’inconnu qui se présente à moi, j’en avais perdu le goût ces dernières années. Je suis passée d’un CDI sans avenir à une sorte de contrat jeune en alternance pour préparer un BTS Assistante de Direction.  Je croyais réellement être capable de tenir le coup. Mais l’expérience me démontra que j’avais beau faire tous les efforts du monde, je n’arrive pas à avoir l’attitude que requiert le monde du travail.
Non pas que je n’ai pas les capacités d’y arriver… Non…  C’est tout simplement que je n’arrive pas à faire abstraction entre ma véritable personnalité et ce que l’on me demande comme blindage et comédie dans une boîte.
Ironiquement, j’ai vu la crise financière de l’intérieur d’une boîte qui a quand même grandement sa place à l’intérieur de celle-ci. Pire encore, j’etais à sa RH.

[ ... ]

On attend d’un salarié une schizophrénie notoire. Il faut rester positif même face à la pire des situations. Ne pas trop montrer ses sentiments, rester sur sa réserve, tout en nous demandant d’apprendre à mieux connaître nos collègues. On se doit de garder une position du tonnerre et de partager une cohésion avec le discours de son service, même quand on se prend des patates dans la gueule, ou bien lorsque nous voyons des gens avec qui nous avions l’habitude de bosser s’en prendre une bien énervée.

Quand je suis arrivée au sein de ma RH, j’etais toute timide.
Je ne savais pas jusqu’où je pouvais aller dans mon honnêteté, puis le temps faisant, les coups durs, la réalité de ma situation personnelle… J’ai commencé à vivre exactement la même expérience qu’un colloque de philo auquel j’avais assisté un peu par curiosité rue Descartes. Sans aucune ironie et toujours dans une certaine mesure : Arbeit Macht [ parfois ] Frei.
Si je n’avais pas travaillé à ce poste et si je n’avais pas rencontré un certain nombre de personnes, beaucoup plus âgées que moi, je crois que j’aurais vraiment coulé, j’aurais tout lâché.
Avoir un statut, une position sociale au sein d’un groupe, même un groupe de travail, permet de ne pas péter les plombs. C’est tout con, mais c’est la réalité. Avoir l’impression d’être quelqu’un qui apporte quelque chose à un édifice agrandie l’estime de soi.
Néanmoins …
Je souligne la mesure de la liberté que l’on peut trouver dans son travail, simplement parce que parfois le rôle que l’on nous demande de tenir n’est en rien glorifiant.

Je pourrai encore continuer à raconter mon expérience et les différentes aventures humaines auxquelles je suis confrontée et contre lesquelles je serai encore confrontée until la fin août… Mais je respecte beaucoup trop les autres pour balancer quoi que ce soit.
Juste je voudrai dire que vivre, vivre dans n’importe quel groupe, peut apporter énormément de bonheur … Mais aussi beaucoup de déception et de tristesse.

Ps : Je viens aussi de comprendre que lorsque l’on occupe un poste avec une image, on ne peut vraiment pas se laisser aller à sa grande gueule et ses grands épanchements humanistes.
Le tout, c’est de ne pas culpabiliser d’avoir peur pour ses fesses.

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"Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit: J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice crée par mon orgueil et mon ennui."

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