Everybody hurts ….

403084650_ca0b3f15b0C’est la crise, mes bons amis. Je ne parle pas du CAC40 qui bat de l’aile ni du pouvoir d’achat qui s’effondre. Non, je vous parle d’amour. Et pour une fois, ça ne me concerne pas. Ben non, moi ça va nickel.

Il y a dans l’air, je ne sais pas… un mélange de sève et de soufre. Ce printemps a des airs de grenade dégoupillée. Les couples explosent, les équilibres vacillent. Et moi la première, si réceptive aux moindres inflexions du vent, je me laisse déstabiliser.
J’ai frôlé beaucoup d’hommes, dernièrement. Juste par coquerie déplacée. Ou par provocation. Ou par détresse. Presque tous mes ex sont venus remuer la boue des anciens souvenirs. Vous savez, cette boue tiède et enveloppante, dans laquelle il est tout à la fois si doux – et si dangereux – de replonger.

Mais …
Je ne crois pas qu’il faille se maudire ou se mépriser. Je ne crois pas qu’il faille se mépriser parce que l’on trouve la joie et la paix dans des choses toutes simples. Je ne crois pas non plus qu’il faille se mépriser parce que l’on aspire à l’espace, à l’infini, à la grandeur, à l’extase. Parce que l’on a besoin d’excès pour sentir son cœur battre un peu.

Rien n’est, en réalité, ni trop grand, ni trop étriqué. Ni trop simple, ni trop sophistiqué. Rien n’est trop exigeant, ni trop peu d’ailleurs. Il n’y a pas de fuite, pas de réelle lâcheté. Le bien et le mal n’ont strictement rien à voir là-dedans.

Il n’y a que des besoins. Et l’on fait ce que l’on peut pour y répondre. Chacun à son rythme. Chacun avec ses propres armes.
L’important est d’aller là où nous avons besoin d’être. De faire ce qui nous rend heureux. Et même si l’on doit se tromper mille fois avant d’atteindre notre but, parce que ces mille erreurs font elles aussi partie du jeu.

Il était temps, grand temps même, que j’arrête de condamner les autres… et moi-même.

Immense sentiment de plénitude. Apaisement. Tranquille bienveillance.
Une fois encore, je redécouvre que l’on fait simplement ce que l’on peut.

Ps : Si je devais définir ce qu’est le bonheur, je pense que ma description correspondrait à l’état d’esprit dans lequel je me trouve en ce moment. Le bonheur, c’est se ficher de tout. Pas s’en foutre, attention, beaucoup trop agressif et revanchard. S’en ficher, tout simplement. Se ficher de ce que les gens font, de ce que les gens pensent, de ce que les gens disent… Les soucis qui vous glissent dessus, et surtout, qui vous paraissent minuscules minuscules, tellement anodins à bien y regarder.

Très épicurien comme point de vue.
J’acquiesce.

Leave your comment






(*)mandatory fields.

Stop It Now


 

septembre 2009
L Ma Me J V S D
« août   oct »
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
282930  

Articles récents

Commentaires récents

Oh. Wow. Totally.

twitter-on-linux

2009-02-18_03-04-43_facebook


Viens me faire kikoo

telephone2

Catégories

Mots-clefs

The Lucide Show

"Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit: J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice crée par mon orgueil et mon ennui."

Liens

Black Out


HADOPI - Le Net en France : black-out

Méta