Sometimes I feel like a motherless child
J’ai su écrire à une époque.
Je commençai à écrire vers 6 ans, ma première lettre était pour Dieu.
Pourquoi Dieu ?
Parce que je me posais beaucoup trop de questions et que je n’avais aucune réponse. J’apprenais le catéchisme en douce grâce à une amie, et priais pour lui, pour qu’il fasse quelque chose pour moi. Mais rien ne se passait. Je recevais toujours autant de maltraitance psychologique malgré mes prières. Alors, j’ai peu à peu commencé à ma détourner de lui et voir même, l’insulter.
Aujourd’hui, je crois que j’essaye de faire la paix avec lui, mais ceci est une autre histoire.
Quant à l’écriture …
J’ai toujours cru que l’écriture ne me quitterai jamais. Tout comme Marguerite Duras. Or, je me rends compte que si, l’écriture peut partir si je n’y fais pas attention. Si moi, je l’abandonne, alors elle part. Et c’est difficile de la retrouver. Même si je l’aime, je dois lui montrer chaque jour ma passion pour elle.
J’ai du mal en ce moment, je suis sous une ouate psychotrope dont j’ai honte. Beaucoup de médicaments à prendre…Beaucoup. Je vis, mais ne ressens plus. Est-ce donc cette vie là que je souhaite ?
Je ne sais pas.
[...]
Ho si, je sais quelle vie je voudrais avoir. Aller au travail, rentrer chez moi le soir voir mon homme et mes enfants, puis les coucher le soir venu. Mais ça, je n’y ai pas droit. Je ne suis pas encore assez rassurante, je ne prouve pas encore assez- peut-être – que je suis quelqu’un qui vaut la peine que l’on s’investisse pour moi. Que l’on peut me faire confiance.
Je suis toujours une femme-enfant…Malgré moi.
Laissez moi vous raconter l’histoire d’une petite fille qui a vécu des choses qu’elle n’aurait pas du vivre. Une enfant prodige dont ont voulait faire d’elle une enfant parfaite alors que sa propre mère était tarée. Alors cette petite fille a commencé à se poser beaucoup de questions, et jouait du piano ou écrivait quand elle pleurait. Un jour elle a failli planter un couteau dans le cœur de sa mère pour se libérer. Fort heureusement, elle a plutôt décidé d’aller vivre avec un inconnu, son père. Car le pire dans toute cette histoire, c’est que tous les gens autour d’elle savaient, personne n’a rien fait pour elle.
La petite fille fermait sa gueule et hurlait en silence pianissimo.
Le jour de mon départ, ma mère a tué mes chats, vendu mon piano et brûlé les photos de mon enfance.
Depuis, je ne lui ai plus parlé.
[...]
N’ayons pas peur des mots. Je suis sous une ouate psychotrope depuis que j’ai voulu encore à nouveau dormir éternellement il n’y a pas si longtemps que cela. C’était il y a moins d’une semaine, lorsque le dernier homme qui m’a blessée a reçu des coups de ma part. J’étais devenu ma propre mère, avec sa violence, mais aussi la petite fille qui se sentait abandonnée à nouveau – et qui ressent encore cet abandon aujourd’hui.
Alors oui, ce que j’écris, n’est plus aussi joli qu’avant. Des fautes d’orthographes me dit-on, un style bancal peut-être ? … Et je me sens seule…. Je dois faire gaffe à l’écriture.
Si elle, je l’abandonne, je suis perdue.
ET je serai encore plus seule… La solitude. Vous savez ?
La solitude. Même plus la solitude de l’écrivain, non, juste la solitude de Léo Ferré. Celle qui fait que mon moule n’est pas le même que le vôtre, tout simplement.
Ou alors, juste ….



