Le bonheur est l’apanage des cons et l’optimisme celui des ignorants.
Depuis bien longtemps cette ritournelle tourne inlassablement dans sa tête. Heureusement qu’elle est assez intelligente pour garder un semblant de sourire… Parce que lorsque l’on cultive allègrement la marginalité, la moindre des politesses est de faire croire qu’on en est heureuse. Il faut du panache dans la contestation. Il faut du beau. Du merveilleux : Il faut voir grand…
Aujourd’hui son moral est au beau fixe.
Il y a du Soleil et elle s’adonne a l’un de ses plus grands plaisirs : la marche à pieds au lieu de prendre les transports en commun. Elle observe les gens alentours qui sont tous entassés dans des bus ou rentrent dans des bouches de métro par flux condensés et continus. C’est lorsqu’elle a de l’espace et qu’elle se sent libre, qu’elle se sent vivre.
Lecteurs, je pense avoir compris ce qu’était réellement une relation amoureuse constructive et non destructrice.
Il y a d’abord ce que l’on place derrière, ce qu’on attend le plus souvent, ce vide que l’on veut combler. Certains veulent un confort matériel, d’autres veulent de l’aventure, d’autres veulent construire quelque chose … Saint-Exupéry a très bien compris que le plus important ce n’était pas de « se regarder l’un l’autre, mais regarder ensemble, dans la même direction. » Il est aussi connu que l’on tombe amoureux uniquement quand on le souhaite. Je pense que c’est vrai… Il y a toujours un moment où on se fait séduire, où on se demande ce que nous veut la personne en face… Puis on décide ensuite de succomber au charme, ou pas.
Quand on devient adulte (mis à part le cas du religieux pratiquant) le sexe tient une très grande importance au tout début d’une relation. Le désir, l’envie du corps de l’autre … C’est tout cela qui fait ce que nous appelons à mon avis : la pulsion amoureuse. Cette période où il vous suffit de penser à l’autre pour avoir des papillons dans le ventre et la folle envie de le prendre dans ses bras, de l’embrasser ….Le premier stade.
Arrive le deuxième stade, le plus difficile à mon avis. Celui où on doit se trouver complice et où on partage des choses ensembles. Je ne parle pas d’être radicalement fusionnel, non. Je parle de ce qui fait qu’on se comprend et que l’on rigole ensemble. Car le rire est avec le sexe les fondations même d’un couple heureux… C’est cela, le second stade. C’est apprendre chez l’autre, et s’enrichir ensemble dans notre différence et notre liberté individuelle. C’est « agrandir sa liberté grâce à celle de l’autre ».
Beaucoup de couples autour de moi, ne comprennent pas cette théorie de confiance et de partage. Je les vois tenter de se rabibocher, se faire mal, simplement parce qu’ils ne comprennent pas qu’imposer quoi que ce soit est obligatoirement le début de la fin d’une relation amoureuse (et même amicale). Vivre ensemble ne doit pas être un carcan mais au contraire une bulle d’oxygène qui te renforce et t’enrichies… Et enrichie l’autre aussi. Ces couples qui s’entre-déchirent et n’acceptent pas le fait qu’ils ne sont pas le « chacun de sa chacune » sont menés à être malheureux s’ils restent ensembles.J’ai connu une amie qui me disait tout le temps : « Je ne sais pas aimer, je détruis tout, on me dit que je ne suis pas faite pour vivre en couple ». Cette conne ne veut pas plutôt comprendre qu’elle a le droit d’exister pour ce qu’elle est et ne pas tenir compte des grandes théories qui la rabaissent et lui font croire que c’est elle le gros méchant de la planète. Autant je peux accepter qu’elle peut en effet avoir quelque chose en elle sur laquelle elle doit travailler – confiance en soi, estime d’elle-même, apprendre à s’aimer- autant je ne comprends pas qu’elle veuille tenter de recoller les morceaux avec quelqu’un qui lui cassait les couilles à lui dire qu’elle était néfaste, pesante et ne comprenait rien à la relation en couple.
Les gens sont cons des fois, lecteurs.
Oh, ne croyez pas que j’ai une estime de moi-même sublime. Je suis juste un peu paumée et tente de comprendre pas mal de choses autour de moi. Et moi aussi, parfois, mon affect prend réellement le dessus sur mon intelligence légendaire.
Mais au moins, j’ai compris une chose que rares sont ceux à avoir pigé. Si une relation telle qu’elle est et existe fait souffrir… Casse toi, pov’con.
Le paradoxe est une proposition qui contient ou semble contenir une contradiction logique, ou un raisonnement qui, bien que sans faille apparente, aboutit à une absurdité, ou encore, une situation qui contredit l’intuition commune. Le paradoxe est un puissant stimulant pour la réflexion. Il nous révèle soitles faiblesses de l’esprit humain et plus précisément son manque de discernement, soit les limites de tel ou tel outil conceptuel. C’est ainsi que des paradoxes basés sur des concepts simples ont souvent amené à de grands progrès en science ou en philosophie.
"Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit: J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice crée par mon orgueil et mon ennui."