Le monde est sans doute absurde, mais nous, êtres humains, pouvons lui donner un sens

Si ces expériences que nous vivons nous les vivons, si chaque personne que nous rencontrons nous les rencontrons, je pense que c’est parce qu’il y a une raison. Peut-être que ce n’est que le fruit du hasard, ou peut-être que c’était écrit quelque part… Je ne sais pas. Néanmoins, le monde est sans doute absurde, mais nous, êtres humains, pouvons lui donner un sens. Il ne faut pas baisser les bras, il faut se battre contre l’absurde qui nous entoure. Toujours accepter que des choses arrivent, bonnes ou mauvaises… C’est à nous de leur donner un sens …
Si je l’ai rencontré à ce moment précis de ma vie, c’était peut-être pour baisser ma garde et accepter de rencontrer quelqu’un qui m’intriguait au début… Et qui peu à peu m’a rassurée. Grâce à lui, je me suis débarassée d’une énorme angoisse … Oui lecteurs. Quand je lui disais qu’il me rassurait il était étonné. Il m’a rassurée parce qu’il m’a montré que l’on pouvait tout envoyer chier et réussir à faire ce que l’on souhaite faire pour gagner sa croûte. Quitte à passer pour un fou. Mais au moins un fou qui fait un boulot qu’il aime et n’est pas planqué je ne sais où dans un taf minable….Grâce à lui, j’ai compris que je ne voulais pas être secrétaire, ni bosser aux RH, ni retourner sur les bancs de l’école pour apprendre le métier de commerciale ou faire de l’économie …. J’étais honteuse et malheureuse de ce que j’étais devenue, moi et mes idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité … J’ai beaucoup trop vu et ressenti de chose à la World Company que je me perdais moi-même.Il m’a rassurée dans sa folie. Parce que je suis de la même folie que lui.
Ce que je n’avais pas prévu à force de venir auprès de lui, à force de rencontrer son monde et ses amis…
Ce que je n’avais pas prévu, c’était que j’allais réellement m’attacher à lui…
Ce que je n’avais pas prévu c’est qu’il puisse à ce point me faire me sentir en sécurité…
Ce que je n’avais pas prévu, c’est que nous puissions à ce point tenir à l’autre ….
Je l’ai quitté. C’est moi qui suis partie, alors que lui voulait que je reste. Je suis partie, parce que je sais qu’un jour où l’autre, lui serait parti loin de moi… Loin de nous, loin de ce que nous partagions actuellement.
Loin de tout ce pour quoi nous voulons nous battre…
Loin de cette envie de protéger la libre circulation des idées.
[...]
Lecteurs, sachez-le. Malgré tous ses défauts, sa manière d’être, sa manière de vivre, malgré tout ce que la plupart des gens trouveraient amplement suffisant pour partir loin de lui, je voulais rester.
Car je savais qu’il ne me ferait aucun mal et que nous aurions pu tous les deux nous apporter énormément… Mais je suis partie. Parce qu’il veut partir … Je resterai persuadée longtemps que nous aurions pu vivre une histoire toute différente avec tout plein de « si ».Je resterai persuadée longtemps que c’était peut-être « Lui »…. Mais ne serait-ce que parce qu’il ne voit pas que je suis « Elle » il ne peut pas pas être « Lui ». Comprenez-vous lecteurs ? Si nous devions partager un bout de chemin ensemble, si nous étions réellement fait pour vivre quelque chose ensemble, les choses ne se finiraient pas de cette manière.
Si ces expériences que nous vivons nous les vivons, si chaque personne que nous rencontrons nous les rencontrons, je pense que c’est parce qu’il y a une raison. Peut-être que ce n’est que le fruit du hasard, ou peut-être que c’était écrit quelque part… Je ne sais pas. Néanmoins le monde est sans doute absurde, mais nous, êtres humains, pouvons lui donner un sens. Il ne faut pas baisser les bras, il faut se battre contre l’absurde qui nous entoure. Toujours accepter que des choses arrivent, bonnes ou mauvaises… C’est à nous de leur donner un sens …
Il ne saurait être tantôt libre, tantôt esclave. Ce que Sartre exprime sous cette formule : « L’homme est condamné à être libre. » Si l’homme est celui qui se fait, ce projet réalise pas dans l’intimité douillette d’un ego refermé sur lui-même, mais ne peut se réaliser que dans son rapport au monde et à autrui. L’homme est « en situation ». C’est-à-dire qu’il est « conditionné par sa classe », « son salaire », « la nature de son travail », conditionné jusqu’à ses sentiments et ses pensées. Mais si l’homme ne peut pas choisir sa classe sociale, il peut se choisir lui-même dans sa « manière d’être ». Sartre lui-même reconnaît en 1940 qu’il est « le produit monstrueux du capitalisme, du parlementarisme, de la centralisation et du fonctionnalisme », mais c’est à partir de cette situation familiale qui l’a constitué qu’il entreprend de se « personnaliser ». D’où la formule : « L’important n’est pas ce qu’on a fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu’on a fait de nous. » La situation n’est pas quelque chose qui limite la liberté elle est ce à partir d’où commence la liberté.


