3rd
06 -
2009
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no comment »

Oui, aujourd’hui aurait pu être une journée sucrée.
Tout avait pourtant bien commencé, fidèle à moi même et à mon sens de la désorganisation permanente. Mais qui ne connaît pas les ravages de ce conditionnel… Ce conditionnel qui nous fait croire, qui nous donne l’espoir, géniteur des imaginations les plus folles, est parfois fatal.
Deception profonde, I’m just lost in depth.
C’est une impatience qui devient tueuse, ce sont des sourires qui tournent au fameux rictus, la réussite n’est alors qu’utopique. L’espérance est frappée de plein fouet, rejetée telle un greffon malsain. La colère acide prend le dessus pour écraser l’homme du fardeau notable. Je n’y ai pas cru, aveugle jusqu’au bout, puis les rêves évanouis, la réalité sonne. L’injustice est passée au crible, l’insulte libératrice trépasse dans le vide sonore. Et dire que ce sont ces mots aimés auxquels je consacre le plus clair de mon temps, qui m’ont trahi. Finalement, c’est le bonheur de savoir ce qu’on vaut vraiment qui nous rappelle à l’ordre, ce séchoir lacrymal.
« L’échec fait avancer » dit-on. Oui, et mes teintes moroses laisseront sûrement place à la détermination, celle qui m’a peut-être manqué jusqu’à lors.
Oui, aujourd’hui n’a été qu’une journée poivrée. . .
Ps : Work it harder, make it better, do it faster, makes us stronger, more than ever hour after, our work is never over …
» – Elisabeth, je vous met 9/20 parce que ça manque de structure … »
[ Tu m'étonnes, moi et la structuration, ça fait comme ...Un bout de gras sur le bord de l'assiette qu'on laisse toujours tout seul... Abandonné de tous...Sur le bord... De l'assiette ...Seul... ]
22nd
05 -
2009
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no comment »
Parfois, je voudrais que quelqu’un vienne vers moi et me balance le même discours avec la même dégaine. Je crois que je lui sors exactement la même chose : » Come with me »
19th
05 -
2009
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C'est à boire, à boire, à boir-euh
Pour la première fois de ma vie, je pense avoir atteint le point de saturation extrême. Traduction : Je n’ai qu’à imaginer le goût de la bière, de la vodka ou du sky pour avoir une aigreur d’estomac et un sale goût dans la bouche. Pourtant, je n’ai pas vomis mes tripailles récemment. Au contraire, tout se passait au mieux avec Kronenbourg et Poliakov…. Nous avions une relation de confiance, instaurée sur la durée. Hélas, je crois que je n’étais plus surprise, elles ne m’étonnaient plus vraiment. Trop habituée à vivre avec elles . J’ai cassé.
Avant d’entamer notre rupture que je souhaitais en bon terme, j’ai voulu comprendre la génèse de ma relation avec l’éthanol. C’est ainsi que je me suis rendue compte d’un chose : J’ai toujours bu de l’alcool.
Alors, certes … Certes à plus ou moins haut degrès, mais j’ai toujours consommé des doses d’alcool assez régulièrement. Tout comme le café que je pouvais boire avec énormément d’eau et de sucre gamine ( le jus de chaussette ), tout comme la première taf de clope que je prenais parce que j’observais ma génitrice fumer et qu’elle me laissa faire en rigolant ( je toussais ), tout comme la première fois que je voyais deux hommes s’embrasser ( c’était beau ) , boire de l’alcool ne m’a jamais semblé être quelque chose de mystérieux etd’insondable. Hegel disait que l’enfant prend conscience de son existence au monde vers trois-quatre ans en disant « je », bah moi, j’ai pris conscience de mon individualité » je » en même temps que j’assimilais comme normales des choses qui sont considérées dans la vindictes populaires « anormales ». Voilà de quoi expliquer comment j’ai pu boire du cidre en mode quasi-illimité en me servant dans le placard de la cuisine et qu’on ne me disait rien.
Aux repas de famille, on me servait du vin avec un peu d’eau. Si je ne buvais pas plus, c’était simplement parce que mon palais était encore enfantin et que le vin a toujours ce petit goût un peu épais qui est quand même moins plaisant que les jus de fruits. Néanmoins, j’appréciais énormément le champagne. Ca c’était léger. C’était léger comme tout.
Fort heureusement, je suis née dans une famille où consommer du champagne n’est pas quelque chose que l’on fait tous les jours. Non pas que nous n’eussions eu les moyens, non … Juste que je suis à moitié asiatique et qu’on buvait plutôt le saké.
C’est ainsi que ma première cuite je ne m’en souviens pas mais je sais que ce fut au saké. La saké à celà de particulier : on le boit pour prouver qu’on est fort. Et même si j’étais une fille, pendant fort longtemps il y eut cette période dans ma petite enfance où je pensais fondamentalement être un garçon – et cela allait très loin. J’ai mis du temps avant de comprendre que je ne pouvais pas pisser debout et qu’il me manquait un bout de tuyau pour viser la cuvette. Donc … Il était normal pour moi de devoir faire » le fort » et de boire le saké avec les grands. Ce qui apportait de la fierté à ma génitrice.
La première cuite, la vraie de la mort qui tue, je ne sais pas quand elle a eu lieu. Mais elle a eu lieu très tôt.