25th 05 - 2009 | 5 comments »

Mon top 10 …

 

Beyound Therapy ?

Beyound Therapy ?

Angoisse #1 :

Je suis  belle.
De suite, on pense que je me la pète, malheureusement, non.  C’est rare une fille qui ose dire qu’elle est « belle ». Moi je le sais, même si je ne pense pas correspondre à la norme actuelle. Je me considère comme « belle » parce que d’une façon totalement réaliste et cartésienne, je  me fais souvent arrêter dans la rue, dans les bars, là où je vais, je plais…
Les mecs vont toujours dire  » un trou c’est un trou « , on est d’accord. Sauf qu’avouez, il y a des trous que vous comblez sans trop vous forcer et des trous que vous remplissez uniquement après avoir bu quelques verres.
C’est très dur comme fardeau d’être « belle, charmante, mignonne, bonne, sexy ». Parce qu’on ne sait pas pourquoi un homme vient vers vous réellement… Ou alors on ne le sait que trop.
Ceci est une de mes premières angoisse : vais-je rester toute ma vie celle qu’on baise et non celle qu’on aime ? La pute ou la mama ?

Angoisse #2 :

Je suis sensiblement intelligente.
Très tôt on a cru que j’étais une enfant surdouée, simplement parce que je jouais du piano à l’oreille et que j’ai appris à lire toute seule. Mes parents ont tellement été méga fiers de moi qu’on ma foutue dans un centre de bêtes de foire précoce. Ma réaction a été de me battre avec les autres gamins et de montrer que j’étais une sauvage, pas une brave petite. Ce fut là que je rencontrais mon premier psy qui détectait un très fort quotient émotionnel et non intellectuel. C’est mon affect qui me pousse à connaître et/ou à agir. C’est parce que je suis  » affectée » que je vais faire. Avec le temps, cela n’a pas changé, c’est même devenu pire.
Savoir que l’on est hyper-sensible et que c’est cette super sensibilité qui contrôle votre réflexion, c’est vraiment pas cool du tout. Parce que la vraie réflexion, la bonne, celle qui avance de façon pragmatique, elle est dénuée de sentiments. Ainsi, chaque jour, à chacune de mes actions, je dois VRAIMENT réfléchir. C’est un perpétuel brouhaha dans ma tête. J’en ai marre.

Angoisse #3 :

Je suis quelqu’un qui s’accepte.
J’ai grandis dans un milieu chaleureux. Mes parents se sont aimés comme savent si bien le faire les grands. J’ai vécu l’Indochine de l’intérieur. Mon père est un sale français qui pue des pieds qui a niqué ma mère. Ma mère est une sale asiatique vénale qui a profité de mon père. Je suis Eurasienne, tout va bien. Le Vietnam n’est pas une ancienne colonie française. Du tout du tout.
Ainsi, je suis quelqu’un de vachement équilibré qui accepte totalement son sang mélé. Hugh.

Angoisse #4 :

Je suis entourée.
Alors là, impossible de savoir si c’est moi qui suis partie ou si ce sont les autres qui ont voulu tourner la page et mettre un voile sur la vie maritale de l’Indochine… Entre ma mère à qui je ne parle plus, mon oncle qui m’appelle tous les six mois pour savoir si je suis toujours en vie ( pas plus de 7 secondes, parce que y a ses mioches qui chialent et qu’il doit raccrocher ), mon père qui est occupé à ratisser des feuilles mortes dans ses champs du Gers qui m’envoit sur ma boîte du taf ( copié-collé ) :

« Parait que tu as appelé hier soir, je dormais…
En attendant, du coup, avec un jour de retard, grosses bises pour ton quart de siècle…Je t’envoie un virement début semaine prochaine »

[ Ni plus-ni moins ] Vous noterez le sentimentalisme exacerbé qui transpire de ce mail. Et c’est chouettos, il raboule du fric.
Bref, je suis vachement entourée par l’Indochine.

Angoisse #5 :

Mon avenir est assuré.
La situation politique et sociale va de mieux en mieux dans mon pays. Je suis sûre et certaine de trouver du boulot demain. Surtout que je suis pile-poil dans la frange de la population qui ne connait pas le chomdu.

Angoise #6 :

Je fais rire.
Déjà petite, j’étais la petite clown de service au fond de la salle. Même quand j’étais hyper-sérieuse et que j’annonçais en CM1 que le cheval blanc d’Henry IV n’était pas obligatoirement blanc, parce qu’il pouvait très bien être un peu sale… On a ri. Ca aussi cela n’a pas changé avec le temps. Quand je chiale devant un pote toute bourrée parce que personne ne m’aime  » Même mon chat  » il rigole. Quand j’expose à mon psy que l’humanité est un immense miasme absurde où les gens tentent de se rassurer en opérant des rapports de forces entre dominants et dominés, que ce soit tant au niveau sexuel que politique, il rigole.

Angoisse #7 :

J’assume mon genre.
Je n’ai jamais cru que j’étais un garçon, voir même une fille. Je n’étais pas queer avant la mode. Même si on me mettait des fringues de mecs et qu’on me faisait porter le cheveux court. Et ce n’est pas grâce au porno du samedi soir que j’ai pigé que les hommes ça avait des carottes entre les jambes et que les femmes elles aiment ça, les carottes.

Angoisse #8 :

J’ai une hygiène de vie géniale.
Pas besoin de développer.

Angoisse #9 :

Je déteste les enfants.
Si sans déconner. J’en vois un chialer, je lui ris eu nez, hé ! Alors non, je ne fais pas partie de ces je-ne-sais-combien de femmes qui rêvent de faire des bébés. Et je n’ai jamais avorté de ma vie. Donc, jamais je ne pense aux anniversaires de foetus non-formés sans âme.

Angoisse #10 :

Vers l’infini et au-delà.
Dieu existe, la vie a un sens, les philosophes n’ont jamais ouvert leur gueule et l’art n’exprime pas ce questionnement universel du  » à quoi qu’on sert « ?

Déjà à quatre ans ...

Déjà à quatre ans


24th 05 - 2009 | 1 comment »

Superficiellement profond

Ne pas se fier aux apparences

Ne pas se fier aux apparences

Comme je le stipule dans mon prologue, ce que je dis ici est surtout pour m’obliger à écrire assez régulièrement. Je suis bien consciente que je ne suis pas la nouvelle Goncourt et qu’il y a pléthore d’écrivains en herbe sur le oueb. Toujours est-il que je m’en branle des gens qui pensent bien et critiquent ceux qui osent publier, je le fais parce que j’ai envie. J’emmerde les jaloux et les Grands. C’est une position à assumer la tête haute et j’en suis fière.

Néanmoins se pose souvent à moi le problème de  » l’image » de cet étalage de ma vie en public. Même si je tente de ne pas trop raconter des choses qui peuvent faire polémique dans mon entourage – car je différencie très difficilement lecteurs et entourage – je m’expose et j’expose surtout mon affect face à ce qui m’entoure. Et comme je suis quelqu’un qui rencontre énormément, les ressentis que j’ai sont souvent liés avec des propos ou des expériences avec autrui.
C’est en ce sens que des fois, des fois, des fois …. Je voudrais raconter des choses et d’autres ici mais je ne le fais pas. Et au fond, cela ne me gêne pas de ne pas parler de certains sujets parce que j’en trouve toujours d’autres…
Non, ce qui me gêne, c’est la démarche qui me pousse à ne pas en parler.

Qu’est-ce qui m’oblige à me taire ?

[ ... ]

Je crois que j’ai trouvé. Cela s’appelle la pudeur.
Pas MA pudeur, mais celle des autres.
Sans doute que je considère qu’il faut être courageux et le vouloir pour se montrer tel que l’on est sans emphase.
Et risquer d’être raconté par quelqu’un d’autre que soi-même….
C’est quelque chose d’encore plus dur.

Parler de soi, c’est déjà pas facile.
Mais Entendre parler de soi c’est une tout autre affaire
…. Ce sont sans doute les autres qui sont les plus proche de la réalité sur nous.   C’est pour ça alors, que je me tais sur les autres.
Je suis égocentrique. Par respect des autres dans mon exposition 2.0 , tout simplement.

J’aime bien garder le flou sur qui je suis réellement. Sur ma manière d’être mes actes, mes pensées. Jouer avec l’apparence… Oscar Wilde disait  » Illusions is the first of all pleasures  » alors restons superficiellement profonds.


15th 05 - 2009 | 2 comments »

Corporate Cannibal

I'm a men ... Eating machine ...
I’m a men … Eating machine …

Pleased to meet you, pleased to have you on my plate
your meat is sweet to me
your destiny
your fate

Avez-vous déjà eu cette étrange impression d’entendre trop de pensées et que ce capharnaüm provoque en vous un état de flottement perpétuel ? Je me sens fatiguée et en même temps j’angoisse de m’allonger et de fermer les yeux. Comme si je devais mourir de ne plus penser.

[... ]
Il y a aussi des moments où on n’a pas envie de rester seule mais qu’en même temps on ne supporte pas le commun des mortels.
Un peu comme si on était l’élite de je ne sais quoi, mais une élite remarquable… Une élite tellement intelligente et suprême qu’il faut qu’on soit écouté et – pire- comprise. Une élite qui se retrouve et qui forme un groupuscule de biens-pensants. Je rêverai d’être  emmenée par ce phénomène de groupe, de descendre dans la rue, faire la tournée des bars, boire jusqu’à plus soif, sniffer de la coke et prendre des tazs, tout en répandant la bonne parole du  » No Futur »aux gens qui parfois, me semblent si …. Optimistes. Heureux…. Vides.
Je n’arrive décidément pas à me défaire de l’idée qu’il faut vraiment être con pour être heureux. Qu’il faut vraiment ne pas voir plus loin que le bout de son nez pour ne pas se rendre compte de l’angoisse suprême de vivre.

Haaaaaaaa oui, attention je préviens le lecteur de ce soir, je ne suis pas d’humeur gleam of hope.

J’ai passé une semaine pourrie. Examens écrits de mon cul. Heureusement que j’ai pu quand même de temps en temps aller me détendre – ou m’engueuler – avec des gens qui parlent et non qui miaulent. Je n’ai ressenti que de la frustration pendant ces écrits. Pourquoi ? Parce que j’ai tellement plus de choses à raconter que des synthèses….

Je suis en pleine descente, c’est non explicable. Comme si un acide était resté en travers de ma gorge depuis des mois et que je n’ai même pas eu la chance de voir des trucs ou de me sentir cool. Comme si j’avais été roulée par un dealer.

[ ... ]

Ou alors c’est de voir près de 10 000 jeunes accepter docilement de rentrer dans le moule corporate parce qu’on a pas le choix et qu’on nous demande de plus en plus d’exécuter. Pas penser. Et que j’ai le cafard d’être une des rares à m’en rendre compte …

I’ll consume my consumers, with no sense of humour
I’ll give you a uniform, chloroform
sanatize, homogenize, vaporize… you



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"Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit: J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice crée par mon orgueil et mon ennui."

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