14th 06 - 2009 | 3 comments »

Si les autres existent…. Si seulement.

Une pièce sale,  un inconnu. Comment suis je arrivée là ?
L’alcool a effacé mes souvenirs.
Les quelques secondes de réalité s’écoulent au fur et a mesure que la cigarette se consume dans le cendrier.
Comment. Pourquoi ? A vrai dire, je m’en fous…Je le hais déjà.

J’attrape sa chemise, le pousse contre le lit miteux.
La seule lumière de la pièce vient de la lune. Le ciel. Ce ciel. Le même que lorsque nous…Foutaises.
On s’en tape. Fini. Terminé. Passé.
Ma jupe se fend au fil des mouvements. Il essaie d’agripper une jambe. La claque part toute seule. Ses doigts me dégoutent et tremblent sur sa ceinture. Ne me touche pas abrutis !
Son souffle me donne la nausée. Un miroir est placé face au lit…Le spectacle que j’observe me fait pitié.
Comme lui. Comme eux. Comme moi.

Son râle de plaisir sous mes reins me répulse. Je cale un oreiller sur son visage, sa face de con que je méprise…
Je méprise son être, son corps, son âme, ses proches, sa vie. Je me méprise.

Les gouttes de sueur viennent perler le bas de mon dos pour mourir sur les draps, il essaie de poser ses mains sur ma peau nue.Je lui griffe le bras.  J’appuie sur l’oreiller et prie qu’il me haïsse.Je ne veux pas le voir. Je ne veux pas les voir….
Mon khôl coule sous mes larmes.La douleur dans le plaisir. La haine dans la perversion. Putains d’hommes ! L’abandon d’un chien que son maître attache à l’arbre, l’agonie qui le brûle doucement…

J’ai encore l’odeur des souvenirs, le goût de sa peau… Ferme la.
La fenêtre laisse un souffle frais passer à travers les rideaux. J’allume une cigarette.
Le ciel. Regarde l’allumette se consumer. À petits feux. Comme moi.
Nous aimons souffrir. L’homme naît en hurlant, il vit en hurlant, il meurt en silence et laisse les autres hurler.
Si les autres existent…. Si seulement.
Passé. Ne plus y penser. Mes yeux de non vie qui observent ce que je parvient à voir.
Le plafond tourne. Encore… Je me lève, regarde. Il dort.

Je n’ai plus d’âme, de corps , de vie. Qui est l’être à côté de moi. ?

Je me lève, regarde. Il dort.

[... ]

Ou plutôt, non. Il est mort …
Tu es mort.

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3rd 06 - 2009 | 28 comments »

Le Vide-Poche

Vide-PocheMa vie est un vide-poche, dans lequel tous les gens que je croise, pour un instant ou toute une vie, déposent un petit bout d’eux.
Ils y mettent de la méchanceté, de la gentillesse, de la violence, de la détresse. De l’amitié, de l’hypocrisie, des insultes, de la jalousie. Des mots doux, de la générosité, des coups, des caresses. Des regards, du bonheur, des envie, et de l’amour aussi.
Je ne veux pas faire le tri des choses biens et du reste, pour ne garder que le meilleur. Ce serait me séparer d’une partie de ma vie, d’une partie de moi.
Et je déteste me sentir incomplète…

Je crois que la chose que j’aie le moins bien réussi, c’est la cohésion sociale de me, myself and I…

 

 

Ps : I’m not in love … So don’t Forget it … It’s just a silly thing …

 » – C’est peut-être parce que je suis trop structuré que j’ai du mal !
- Bah voilà. Moi si j’pouvais, t’inquiète que je serai radicalement destructurée … C’est chiant la structure. Ca fait des frontières, de suite on est des aliénés de la pensée… Tu crois pas ? « 

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Stop It Now


 

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The Lucide Show

"Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit: J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice crée par mon orgueil et mon ennui."

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