
- Albert Camus
Dès mon plus jeune âge, j’ai voulu apprendre. Je suis allée à l’école avec le sourire. Je voyais mes camarades aller à l’école en traînant les pieds tandis que moi j’y allais quasiment en courant.
A l’époque, je vivais encore avec ma génitrice. Comme nous avions un rapport quelque peu « violent » la relation que j’ai eu avec elle est comme … Merdique.
Ainsi, j’aimais l’école beaucoup plus que ma propre mère.
Là-bas, j’ai appris à lire et à écrire. J’ai aussi découvert les autres, la société et à quel point c’est des emmerdes… Pour faire court : je suis devenue cultivée.
Parfois, je me demande. Je m’arrête et me questionne. Dans mes vagues souvenirs de philosophie, cette phrase m’entête : « On ne nait pas Homme, on le devient ». Comme si devenir « Homme » était obligatoirement quelque chose de positif…
Aujourd’hui, quand je vois ce que l’Homme fait quand il se regroupe en « Société, World Company & cie » je me dis qu’après tout, c’est un gros con. Le pire de tous. Il est cultivé. Et au lieu de se servir de ce savoir et de cette culture, il se désagrège, s’entretue via différents moyens. Il se détruit.
Mes amis, tout va bien.
A coup de beaux discours, de dictature à peine cachée, de manipulation de masse – le marketing et la comm’ c’est quoi d’après-vous ?- il invente des armes chimiques, kiff les guerres de religion ou guerres tout court. Le pire c’est qu’il se déculpabilise de faire des atrocités parce que c’est « pour la progression de l’humanité ». Ainsi ..
L’Homme se suicide.
Faites moins de bruit s’il-vous plaît.
« La première des deux forces contradictoires, à savoir le silence déraisonnable du monde ne peut donc être niée. Quant à l’autre force contradictoire permettant cette confrontation dont naît l’absurde, qui est l’appel humain, la seule manière de la faire taire serait le suicide. Mais ce dernier est exclu car à sa manière « le suicide résout l’absurde». Or l’absurde ne doit pas se résoudre. L’absurde est générateur d’une énergie. Et ce refus du suicide, c’est l’exaltation de la vie, la passion de l’homme absurde. Ce dernier n’abdique pas, il se révolte. »