10th
07 -
2009
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Want more and more
People just want more and more…
Lecteurs, j’ai pris une grande décision aujourd’hui.
Depuis lors, mes humeurs vont de haut en bas, j’ai la trouille.
J’assume ma grande gueule, mais la pétoche quand même.
Cela a été la goutte d’eau qui a fait déborder la vase. Grosse bouffe dans ma tronche.
Qu’est-ce que je suis venue foutre là ?
My love has got no money He’s got his strong beliefs
My love has got no power He’s got his strong beliefs
My love has got no fame He’s got his strong beliefs
My love has got no money He’s got his strong beliefs
J’ai du compulser ( demande hiérarchique) des dossiers de salariés que ma boîte a viré – je tairais les noms, ne dirai jamais quelle était ma boîte, cherchez pas – donc, lecteurs, j’ai compulsé des dossiers de personnes que je connaissais, avec qui je travaillais, et dont je ne voulais surtout pas connaitre les raisons de leur « départ ».
J’évitais de lire les « transactions »exprès, simplement parce que je ne voulais pas voir la réalité World Company.
Je suis tombée sur l’cul.
Plus encore et n’y voyez aucune ironie ou sarcasme dans ce que je dis… Un contrat en alternance tout comme moi va rester là-bas en CDI. Et ça lui va bien au teint… Moi, je suis contente, au final, de me casser.
Parce que si la tentation de gagner un bon salaire avait été trop forte, peut-être me serais-je perdue en route ?
Je suis marginale, hors moule, hors norme, une éclairée, une tarée, une tout ce que vous voulez.
Je n’ai pas envie qu’à la fin de ma vie, sur mon lit de mort, je me retourne et me dise :
« Merde, mais qu’est-ce que j’ai foutu ? Où sont passés mes rêves de gamine ? »
Freed from desire Mind and senses purified
Donc, lecteurs, après ce passage de deux ans en alternance pour tenter une « insertion dans le monde de l’entreprise » des djeuns : Je vais retourner au Théâtre, à la mise en scène et encore plus que tout à l’écriture…
Désolée, mais je peux pas accepter « la norme »…
Ps : Une semaine sans cachetons ni alcool.
Applause M’sieurs Dames.
29th
06 -
2009
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Il y a des jours où vraiment on a pas envie d’entendre qui que ce soit ou quoi que ce soit , n’importe quoi, un son, un bruit qui s’adresse à vous. C’est un peu ce que je ressens en cet instant précis. Chui un peu en « Nervous Breakdown » si vous voyez ce que je veux dire ….
JSC me dit tout le temps : « l’intelligence est quelque chose que l’on doit utiliser à tout moment et non uniquement de temps en temps ».
Concept hautement intéressant, qui mériterait que l’on tente de le démystifier.
« - Bonjour, je viens pour un problème de sécu …
- Bonjour, je viens pour ma feuille de temps partiel…
- Bonjour, je viens pour mon solde de tout compte…
- Bonjour … »
Plus le téléphone qui sonne de partout, les gens que tu ne peux pas avoir en ligne, les gens qui se pointent à l’accueil sans Meeting request, le passage … Je maudis mon prénom, je maudis mon téléphone, je maudis mon outlook, je maudis la planète entière et j’ai envie de foutre mon poing dans la gueule de la connasse qui fait la grippe-sou dans ma boîte parce que c’est son job et qu’elle ne veut pas qu’on prenne un prestataire extérieur « un chouia » plus cher et que je sais q’ils attendent que je me casse pour faire pression dans ma hierarchie mais qu’en attendant on s’en branle de me voir devenir folle à faire le secrétariat pour des Visites Médicales de merde.
Arrive le moment où on a envie de gueuler : « Mais allez tous vous faire FOUTRE CONNARDS !!!! JE SUIS EN CONTRAT JEUNE PAYE DE LA MERDE MON CONTRAT EST PAS RENOUVELE ET je veux même pas devenir secrétaire au fond, et JE SAIS MEME PAS COMMENT JE VAIS TROUVER DE LA THUNE DANS DEUX MOIS !!!! DONC LA PRESENTEMENT, JE SUIS EN GREVE ET JE M’EN BRANLE DE VOS PROBLEMES !!!!! T’AS VU ? CHUI UN OUF DANS MA TEUTE !!!! Mouhahahahahahahaha FOUTRE LE DAWAaaaaAAAaaa !!! Sisi ! »
« BANDE DE BATÂRRRRDS , NIQUE LE SYST’M, OUK OUK OUK !!! »
[...]
JSC me dit tout le temps : « l’intelligence est quelque chose que l’on doit utiliser à tout moment et non uniquement de temps en temps ».
Concept hautement intéressant, qui mériterait que l’on tente de le démystifier.
Ps : Notez que je me transforme en mec ET en Kaïra quand je suis VNR.
25th
06 -
2009
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Mon contrat en alternance se termine fin août. C’est le grand saut vers l’inconnu qui se présente à moi, j’en avais perdu le goût ces dernières années. Je suis passée d’un CDI sans avenir à une sorte de contrat jeune en alternance pour préparer un BTS Assistante de Direction. Je croyais réellement être capable de tenir le coup. Mais l’expérience me démontra que j’avais beau faire tous les efforts du monde, je n’arrive pas à avoir l’attitude que requiert le monde du travail.
Non pas que je n’ai pas les capacités d’y arriver… Non… C’est tout simplement que je n’arrive pas à faire abstraction entre ma véritable personnalité et ce que l’on me demande comme blindage et comédie dans une boîte.
Ironiquement, j’ai vu la crise financière de l’intérieur d’une boîte qui a quand même grandement sa place à l’intérieur de celle-ci. Pire encore, j’etais à sa RH.
[ ... ]
On attend d’un salarié une schizophrénie notoire. Il faut rester positif même face à la pire des situations. Ne pas trop montrer ses sentiments, rester sur sa réserve, tout en nous demandant d’apprendre à mieux connaître nos collègues. On se doit de garder une position du tonnerre et de partager une cohésion avec le discours de son service, même quand on se prend des patates dans la gueule, ou bien lorsque nous voyons des gens avec qui nous avions l’habitude de bosser s’en prendre une bien énervée.
Quand je suis arrivée au sein de ma RH, j’etais toute timide.
Je ne savais pas jusqu’où je pouvais aller dans mon honnêteté, puis le temps faisant, les coups durs, la réalité de ma situation personnelle… J’ai commencé à vivre exactement la même expérience qu’un colloque de philo auquel j’avais assisté un peu par curiosité rue Descartes. Sans aucune ironie et toujours dans une certaine mesure : Arbeit Macht [ parfois ] Frei.
Si je n’avais pas travaillé à ce poste et si je n’avais pas rencontré un certain nombre de personnes, beaucoup plus âgées que moi, je crois que j’aurais vraiment coulé, j’aurais tout lâché.
Avoir un statut, une position sociale au sein d’un groupe, même un groupe de travail, permet de ne pas péter les plombs. C’est tout con, mais c’est la réalité. Avoir l’impression d’être quelqu’un qui apporte quelque chose à un édifice agrandie l’estime de soi.
Néanmoins …
Je souligne la mesure de la liberté que l’on peut trouver dans son travail, simplement parce que parfois le rôle que l’on nous demande de tenir n’est en rien glorifiant.
Je pourrai encore continuer à raconter mon expérience et les différentes aventures humaines auxquelles je suis confrontée et contre lesquelles je serai encore confrontée until la fin août… Mais je respecte beaucoup trop les autres pour balancer quoi que ce soit.
Juste je voudrai dire que vivre, vivre dans n’importe quel groupe, peut apporter énormément de bonheur … Mais aussi beaucoup de déception et de tristesse.
Ps : Je viens aussi de comprendre que lorsque l’on occupe un poste avec une image, on ne peut vraiment pas se laisser aller à sa grande gueule et ses grands épanchements humanistes.
Le tout, c’est de ne pas culpabiliser d’avoir peur pour ses fesses.
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"Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit: J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice crée par mon orgueil et mon ennui."
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