3rd 07 - 2009 | 1 comment »

La Bonne Attitude

Condamné,
A avancer dans l’expérience de l’incertitude
Condamné
A dépasser les influences et les inquiétudes
Condamné
A remplacer la négligence par l’exactitude
Condamné à chercher la bonne attitude…

 

Ne dis pas qui tu es
Mais dis que tu le sais
Ne dis pas ce que tu fais
Mais fais ce que tu dis
Ne dis pas ce que tu pense
Mais pense ce que tu dis
Ne dis pas que tu danse
Mais danse si t’as envie ….

Quand une relation avec quelqu’un commence à vous faire pleurer c’est que quelque chose cloche. J’ai donc décidé en mon âme et conscience de ne plus jamais reparler à une personne que j’apprécie beaucoup, parce que trop de choses …
J’avais besoin de dire tout ce que je ressentais et les réponses en retour ne me démontraient que des interrogations, des « je ne sais pas »…

J’ai vécu trop de choses difficiles dans ma vie pour me prendre à nouveau un retour de balle dans ma gueule. Il est hors de question que je m’investisse dans une relation à sens unique.

[ … ]

J’ai mal, me suis enquillée facilement entre 8 atarax a 25 mg et un lexomil entier dans la gueule, pendant ma grande crise de ce midi. Je suis amorphe, dans tous les sens du terme.

Dans un quart d’heure, je finis mon boulot.
Je vais sortir de mon rôle de jolie petite secrétaire pour redevenir moi-même. Choper une bière, gober encore un ou deux atarax, et marcher en direction de Mouffetard pour aller voir mon australienne.

Oui, lecteur.
Je vais mal.
Fuck’it

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=agEPXSLswRc]

Je n’ai jamais su quelle était la bonne attitude
Pour ne pas se laisser bercer par les habitudes
Je voudrais voyager sans bagages
J’ai assez fait le passager, de mes certitudes

Je voudrais pour tourner la page
Perdre le nord
Gagner le sud
Et les bonnes latitudes

Je n’ai jamais su mesurer la bonne distance
Je suis loin de savoir parler en toutes circonstances
Je me refuse à répéter les phrases
Les phrases dénuées de sens, qui gâchent les silences

Je voudrais tant communiquer
Avec aisance
Ce que je pense
Même si c’est sans importance

J’ai envie d’évidence
Et de béatitude
Assez de bienveillance
Assez de solitude

J’ai envie d’évidence
Et de béatitude
Je plaide l’impatience
J’accuse la lassitude

Condamné, Condamné …

Condamné,
A avancer dans l’expérience de l’incertitude
Condamné
A dépasser les influences et les inquiétudes
Condamné
A remplacer la négligence par l’exactitude
Condamné à chercher la bonne attitude

Ne dis pas qui tu es
Mais dis que tu le sais
Ne dis pas ce que tu fais
Mais fais ce que tu dis
Ne dis pas ce que tu pense
Mais pense ce que tu dis
Ne dis pas que tu danse
Mais danse si t’as envie ….

Je n’ai jamais su quelle était la bonne attitude
Pour ne pas se laisser bercer par les habitudes
Je voudrais voyager sans bagages
J’ai assez fait le passager, de mes certitudes

Je voudrais pour tourner la page
Perdre le nord
Gagner le sud
Et les bonnes latitudes

Je n’ai jamais su mesurer la bonne distance
Je suis loin de savoir parler en toutes circonstances
Je me refuse à répéter les phrases
Les phrases dénuées de sens, qui gâchent les silences

Je voudrais tant communiquer
Avec aisance
Ce que je pense
Même si c’est sans importance

J’ai envie d’évidence
Et de béatitude
Assez de bienveillance
Assez de solitude

J’ai envie d’évidence
Et de béatitude
Je plaide l’impatience
J’accuse la lassitude

Condamné, Condamné …

Condamné,
A avancer dans l’expérience de l’incertitude
Condamné
A dépasser les influences et les inquiétudes
Condamné
A remplacer la négligence par l’exactitude
Condamné à chercher la bonne attitude

Ne dis pas qui tu es
Mais dis que tu le sais
Ne dis pas ce que tu fais
Mais fais ce que tu dis
Ne dis pas ce que tu pense
Mais pense ce que tu dis
Ne dis pas que tu danse
Mais danse si t’as envie ….


2nd 07 - 2009 | 3 comments »

[...] Car la liberté est un très lourd fardeau à porter….

 

Le calme revenu, lorsque je me suis relevée, j’ai regardé autour de moi, j’ai regardé ce que j’avais sauvé… Peu de dégâts, tout semblait être en place. Juste que mes mains portaient elles des meurtrissures de l’effort fourni, de ces meurtrissures une douleur atroce, une douleur sur lesquelles on pleure des jours, des nuits… Une douleur par laquelle des mots se bousculent dans la tête, des souvenirs qui refont surface…
Puis elles finissent par s’estomper. Mais les marques elles, elles restent, comme pour vous rappeler que vous avez failli vous retrouver dans les méandres. Alors là oui on se pose de vraies questions. On se pose l’ultime question: Qu’ai-je fais de ma vie? On tente comme on peut d’y répondre, on essaie de se convaincre que l’on a fait de merveilleuse choses… Oui, j’avais construit et aimais … Mais encore? Que serais-je devenue si la terre s’était ensevelie sur ceux que j’aime ? On hésite, on se réconforte… Non! Rien ne pourrait leur arriver, on se battrait pour eux. Et si vous n’y arrivez pas?… Comment ça ne pas y arriver ! C’est que je ferais, pour eux je ne ferai n’importe quoi… Quitte à donner ma vie !

Au son de cette réponse vous réalisez sa dangerosité… Vous réalisez le vide de votre vie. Sans votre amour des autres vous n’êtes RIEN… Rien c’est peut-être fort, mais il vous apparaît que vous n’existez que par eux. Et si eux venait à se perdre, vous vous perdrez avec eux.

C’est alors qu’un sentiment de peur vous envahit, cette peur qui confirme que VOUS n’existez pas sinon qu’au travers des autres.

Indéniablement, aussi triste que cela puisse être il semblait que je n’avais fait grand-chose de ma vie, l’espiègle jeune fille que j’étais, la raide dingue de l’élégance, de la finesse, la curieuse née, celle qui rêvait de parcourir le monde, de don de soi, celle qui voulait manager de grand projet c’était oublié pour l’amour des autres. Sans eux n’était rien. Était–ce cela le bonheur?

Je ne pense pas, je ne pense pas que le bonheur passe exclusivement par la projection du bonheur des autres, je ne pense pas du fait que les miens soient heureux font de moi une personne heureuse, car dans le fond, ma vie ne devient que sacrifice, je veille, je prends soin, je fais…Une attitude néfaste qui au fil du temps peut détruire les personnes qu’on aime tant, oui car inconsciemment on tente de les maintenir dans une position de dépendance, on souhaite être leur point (et non repère) d’attache… Jonglant avec la longueur de la (liberté) corde qu’on leur octroie…

Le miroir à un pouvoir extraordinaire sur l’être humain, placez-vous y devant et regardez la personne que vous êtes, soit vous sourirez parce que vous aimez cet être là, soit vous pleurez parce que vous ne reconnaissez plus la personne qui est face à vous. Dans ces moments là il existe deux possibilités voire plusieurs… La première, vous refusez de voir et quittez la pièce… La seconde, vous refusez de ne plus être vous et acceptiez avec de vous retrouver. Peu importe comment cela se fait, ni le temps que cela peut prendre, mais lorsque vous commencez à être vous, à être acteur de votre vie…

Vous vous sentez perdus.
Car la liberté est un très lourd fardeau à porter.
Et que vous ne savez plus qui vous êtes…. Sans les autres.


24th 06 - 2009 | 1 comment »

Everything’s so blurry… And everyone's so fake …

ASIA4

And everybody’s empty
And everything is so messed up

[... ]

Si certains veulent être égoïstes, ils ont peut-être raison. L’égoïsme est une preuve de jemenfoutisme le plus total. Si certains s’en foutent à ce point, c’est peut-être parce qu’ils ont réellement pris conscience de leur mortalité absolue.
Les autres connaissent la chanson: « on meurt tous un jour », savent qu’elle est totalement vraie, ont assistés à des enterrements, et pourtant continuent de l’ignorer. Ils s’en foutent eux aussi. Leur différence avec le premier groupe constituant ce monde: ils ne sont pas égoïstes, eux. Ils font comme s’ils profitaient de la vie, ne perdent pas une miette de leur précieux temps sur Terre. Ils croient apporter beaucoup aux gens autour d’eux, se dessinent un sourire sur le visage pour paraître de bonne humeur. Le travail leur paraît totalement normal, ils suivent le troupeau, essaient de vivre dans le meilleur des mondes, comme tout le monde. De temps en temps ils vont consulter un psy qui soi-disant les aiderait à les remettre d’aplomb. C’est parce que c’est fortement recommandé. Ce groupe d’individus étant le plus peuplé, il donne l’impression que toutes ces âmes vivent leur vie en oubliant cette mort qui les attend peut-être au coin de la rue.
Et pourtant, ce sont ces personnes qui la craignent le plus. Ils s’en rendent compte un beau jour, lorsqu’ils se découvrent un premier cheveux blanc. [Qu'ils arrachent généralement]. Eux qui avaient vécus les quarante premières années de leur vies ingurgitant chaque innovation, chaque nouveauté, se familiarisant avec le progrès, profitant de chaque instant, se retrouvaient soudainement confronter à cette réalité qu’ils niaient depuis longtemps mais qui leur pendait au bout du nez: la vieillesse. Ils essaient même d’exterminer un deuxième cheveux blanc éventuel.

Le premier groupe cité plus haut, lui, s’en fout de la vieillesse. Se concentrer sur son nombril pendant des années n’est pas de tout repos, au bout d’un moment les cheveux blancs ne se comptent plus. Certains, déjà vieux avant de naître, ne se sont pas sentis différents ce fameux matin devant le miroir.
Tout ça pour dire que le groupe des « égoïstes » se coupe de la première phase de la vie [Leur égoïsme passe avant tout]. En revanche, lui qui se fout de tout, se fout de la vieillesse. Il vit donc la deuxième partie de sa vie sans crainte, et finit par mourir, comme il le sait, tel chaque être sur cette planète. Ce type de personne se raccroche à un seul fil, le maillon d’une vie entière. Ce fil est une question: Pourquoi naître puisqu’il faut mourir ? Suivie de la seconde qui arrive inévitablement : Qu’avons nous apporté à la Terre depuis notre naissance à part la survie de l’espèce? Bref, la légère déception de toute une vie quand on ne sait pas ce qu’on fout ici.

Le deuxième groupe, celui qui aime la vie, ou du moins celui qui fait semblant de l’aimer, va connaître le contraire, ça va de soi. Le premier épisode de sa vie va faire de lui quelqu’un de bien, de responsable, quelqu’un qui aime vivre, quelqu’un qui pleure, qui rit, qui travaille… Bref, quelqu’un qui exploite ses qualités, autres que celles qui servent à la digestion, au sommeil et à chier.
Les individus de ce groupe ont un point commun qui ne trompe pas, ils ont le même but: Celui de plaire, de faire toujours mieux et de s’améliorer dans tout ce qui leur tient à cœur. Ils naissent comme cela, et toute leur vie, ils vont se perfectionner et vont connaître la concurrence entre individus de leur espèce, à un moment ou à un autre.
Et c’est alors que lors de la découverte de leur premier cheveux blanc, un matin totalement normal où ils s’apprêtaient à user de leurs perfectionnements en tout genre, ils se trouvent soudainement rattrapés par leur vie entière.
A ce moment là précis, tout ce qu’ils croyaient maitriser depuis de nombreuses années n’existe plus.
Une chose inévitable les rattrape: la vieillesse.
Toute une partie de vie à se rendre invincible pour finir par découvrir cette maladie qu’ils avaient oublié et banalisé de leur esprit, cet avant goût de la mort.
A partir de l’épisode du premier cheveux blanc, le perfectionnement, la réussite, l’importance du travail laissent place à la déception. Une sorte de compte à rebours se met en place dans leur cerveau: la deuxième partie de la vie commence pour le groupe n°2. Évidemment, elle est moins belle que la première. Ils considèrent qu’il n’ont plus la vie devant eux. Ils sentent l’écart se former entre la jeunesse actuelle et eux. Ils ne sont plus les rois, l’économie future de leur pays n’est plus entre leurs mains, on ne compte plus sur eux.

Un jour ils meurent, toute la petite famille assiste à leur enterrement, la larme  à l’oeil comme il se doit. Et puis les générations futures connaissent ensuite le même cycle [ n'oublions pas que la survie de l'espèce est en jeu].

Well… La vie est excitante.


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"Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit: J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice crée par mon orgueil et mon ennui."

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