Il ne saurait être tantôt libre, tantôt esclave. Ce que Sartre exprime sous cette formule : « L’homme est condamné à être libre. » Si l’homme est celui qui se fait, ce projet réalise pas dans l’intimité douillette d’un ego refermé sur lui-même, mais ne peut se réaliser que dans son rapport au monde et à autrui. L’homme est « en situation ». C’est-à-dire qu’il est « conditionné par sa classe », « son salaire », « la nature de son travail », conditionné jusqu’à ses sentiments et ses pensées. Mais si l’homme ne peut pas choisir sa classe sociale, il peut se choisir lui-même dans sa « manière d’être ». Sartre lui-même reconnaît en 1940 qu’il est « le produit monstrueux du capitalisme, du parlementarisme, de la centralisation et du fonctionnalisme », mais c’est à partir de cette situation familiale qui l’a constitué qu’il entreprend de se « personnaliser ». D’où la formule : « L’important n’est pas ce qu’on a fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu’on a fait de nous. » La situation n’est pas quelque chose qui limite la liberté elle est ce à partir d’où commence la liberté.
Condamné,
A avancer dans l’expérience de l’incertitude
Condamné
A dépasser les influences et les inquiétudes
Condamné
A remplacer la négligence par l’exactitude
Condamné à chercher la bonne attitude…
Ne dis pas qui tu es
Mais dis que tu le sais
Ne dis pas ce que tu fais
Mais fais ce que tu dis
Ne dis pas ce que tu pense
Mais pense ce que tu dis
Ne dis pas que tu danse
Mais danse si t’as envie ….
Quand une relation avec quelqu’un commence à vous faire pleurer c’est que quelque chose cloche. J’ai donc décidé en mon âme et conscience de ne plus jamais reparler à une personne que j’apprécie beaucoup, parce que trop de choses …
J’avais besoin de dire tout ce que je ressentais et les réponses en retour ne me démontraient que des interrogations, des « je ne sais pas »…
J’ai vécu trop de choses difficiles dans ma vie pour me prendre à nouveau un retour de balle dans ma gueule. Il est hors de question que je m’investisse dans une relation à sens unique.
[ … ]
J’ai mal, me suis enquillée facilement entre 8 atarax a 25 mg et un lexomil entier dans la gueule, pendant ma grande crise de ce midi. Je suis amorphe, dans tous les sens du terme.
Dans un quart d’heure, je finis mon boulot.
Je vais sortir de mon rôle de jolie petite secrétaire pour redevenir moi-même. Choper une bière, gober encore un ou deux atarax, et marcher en direction de Mouffetard pour aller voir mon australienne.
Je n’ai jamais su quelle était la bonne attitude
Pour ne pas se laisser bercer par les habitudes
Je voudrais voyager sans bagages
J’ai assez fait le passager, de mes certitudes
Je voudrais pour tourner la page
Perdre le nord
Gagner le sud
Et les bonnes latitudes
Je n’ai jamais su mesurer la bonne distance
Je suis loin de savoir parler en toutes circonstances
Je me refuse à répéter les phrases
Les phrases dénuées de sens, qui gâchent les silences
Je voudrais tant communiquer
Avec aisance
Ce que je pense
Même si c’est sans importance
J’ai envie d’évidence
Et de béatitude
Assez de bienveillance
Assez de solitude
J’ai envie d’évidence
Et de béatitude
Je plaide l’impatience
J’accuse la lassitude
Condamné, Condamné …
Condamné,
A avancer dans l’expérience de l’incertitude
Condamné
A dépasser les influences et les inquiétudes
Condamné
A remplacer la négligence par l’exactitude
Condamné à chercher la bonne attitude
Ne dis pas qui tu es
Mais dis que tu le sais
Ne dis pas ce que tu fais
Mais fais ce que tu dis
Ne dis pas ce que tu pense
Mais pense ce que tu dis
Ne dis pas que tu danse
Mais danse si t’as envie ….
Je n’ai jamais su quelle était la bonne attitude
Pour ne pas se laisser bercer par les habitudes
Je voudrais voyager sans bagages
J’ai assez fait le passager, de mes certitudes
Je voudrais pour tourner la page
Perdre le nord
Gagner le sud
Et les bonnes latitudes
Je n’ai jamais su mesurer la bonne distance
Je suis loin de savoir parler en toutes circonstances
Je me refuse à répéter les phrases
Les phrases dénuées de sens, qui gâchent les silences
Je voudrais tant communiquer
Avec aisance
Ce que je pense
Même si c’est sans importance
J’ai envie d’évidence
Et de béatitude
Assez de bienveillance
Assez de solitude
J’ai envie d’évidence
Et de béatitude
Je plaide l’impatience
J’accuse la lassitude
Condamné, Condamné …
Condamné,
A avancer dans l’expérience de l’incertitude
Condamné
A dépasser les influences et les inquiétudes
Condamné
A remplacer la négligence par l’exactitude
Condamné à chercher la bonne attitude
Ne dis pas qui tu es
Mais dis que tu le sais
Ne dis pas ce que tu fais
Mais fais ce que tu dis
Ne dis pas ce que tu pense
Mais pense ce que tu dis
Ne dis pas que tu danse
Mais danse si t’as envie ….
Le calme revenu, lorsque je me suis relevée, j’ai regardé autour de moi, j’ai regardé ce que j’avais sauvé… Peu de dégâts, tout semblait être en place. Juste que mes mains portaient elles des meurtrissures de l’effort fourni, de ces meurtrissures une douleur atroce, une douleur sur lesquelles on pleure des jours, des nuits… Une douleur par laquelle des mots se bousculent dans la tête, des souvenirs qui refont surface…
Puis elles finissent par s’estomper. Mais les marques elles, elles restent, comme pour vous rappeler que vous avez failli vous retrouver dans les méandres. Alors là oui on se pose de vraies questions. On se pose l’ultime question: Qu’ai-je fais de ma vie? On tente comme on peut d’y répondre, on essaie de se convaincre que l’on a fait de merveilleuse choses… Oui, j’avais construit et aimais … Mais encore? Que serais-je devenue si la terre s’était ensevelie sur ceux que j’aime ? On hésite, on se réconforte… Non! Rien ne pourrait leur arriver, on se battrait pour eux. Et si vous n’y arrivez pas?… Comment ça ne pas y arriver ! C’est que je ferais, pour eux je ne ferai n’importe quoi… Quitte à donner ma vie !
Au son de cette réponse vous réalisez sa dangerosité… Vous réalisez le vide de votre vie. Sans votre amour des autres vous n’êtes RIEN… Rien c’est peut-être fort, mais il vous apparaît que vous n’existez que par eux. Et si eux venait à se perdre, vous vous perdrez avec eux.
C’est alors qu’un sentiment de peur vous envahit, cette peur qui confirme que VOUS n’existez pas sinon qu’au travers des autres.
Indéniablement, aussi triste que cela puisse être il semblait que je n’avais fait grand-chose de ma vie, l’espiègle jeune fille que j’étais, la raide dingue de l’élégance, de la finesse, la curieuse née, celle qui rêvait de parcourir le monde, de don de soi, celle qui voulait manager de grand projet c’était oublié pour l’amour des autres. Sans eux n’était rien. Était–ce cela le bonheur?
Je ne pense pas, je ne pense pas que le bonheur passe exclusivement par la projection du bonheur des autres, je ne pense pas du fait que les miens soient heureux font de moi une personne heureuse, car dans le fond, ma vie ne devient que sacrifice, je veille, je prends soin, je fais…Une attitude néfaste qui au fil du temps peut détruire les personnes qu’on aime tant, oui car inconsciemment on tente de les maintenir dans une position de dépendance, on souhaite être leur point (et non repère) d’attache… Jonglant avec la longueur de la (liberté) corde qu’on leur octroie…
Le miroir à un pouvoir extraordinaire sur l’être humain, placez-vous y devant et regardez la personne que vous êtes, soit vous sourirez parce que vous aimez cet être là, soit vous pleurez parce que vous ne reconnaissez plus la personne qui est face à vous. Dans ces moments là il existe deux possibilités voire plusieurs… La première, vous refusez de voir et quittez la pièce… La seconde, vous refusez de ne plus être vous et acceptiez avec de vous retrouver. Peu importe comment cela se fait, ni le temps que cela peut prendre, mais lorsque vous commencez à être vous, à être acteur de votre vie…
Vous vous sentez perdus.
Car la liberté est un très lourd fardeau à porter.
Et que vous ne savez plus qui vous êtes…. Sans les autres.
"Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit: J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice crée par mon orgueil et mon ennui."