7th
07 -
2009
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29 comments »
Assez paradoxalement, c’est la roue libre de reprendre conscience de moi-même. J’ai très peur d’emmerder mon entourage avec mes bavardages intempestifs, mes grands éclats de rires et mes nihilismes comparatifs nombrilistes.

Je deviens Fabrice Lucchini, lecteurs, quand je ne prends pas mon traitement. Je vais me lancer dans de grandes envolées pseudos-métamo-branletto-j’me touche et être capable de vous réciter des bribes de Socrate, Sénèque, Sartre, Musset … Sans que je puisse m’arrêter.
Je fais le show off, un peu comme si je retournai sur la propre scène de ma life.
Je loghorre à donf.
Puis il vous suffira, lecteurs, de me dire que je vous saoûle, pour que d’un coup, je me taise. Me replie sur moi. Culpabilise de ne pas vous avoir plu. Limite même, je pourrais me mettre à chialer et taper dans les murs.
Je mutiste à donf.
J’ai peur que vous ne quittiez mon théâtre. Et de me retrouver à nouveau seule.
[…]
Si un traitement a été mis en place, à la base, c’est pour réussir à me faire garder un certain équilibre entre ces deux stades. Je suis dysthimique, lecteurs.Mais cela ne vous parle pas si je balance ce mot scientifique.
Alors, je vais tenter de vous expliquer ce que c’est, avec des mots simples :
Je vais rire, parler, vous écouter, vous faire des câlins, être entière, honnête… Etre curieuse, vive, rapide. Je vais vouloir comprendre le monde, apprendre le plus de choses sans arrières pensées… Mais je peux aussi être très lourde, pataude, gaffeuse et incroyablement …
Sans mes médicaments, je redeviens une toute petite fille.
Oui, c’est cela même que je redeviens.
Une toute petite fille.
Je redeviens Naïve.
Si je prenais autant de cachetons, c’était uniquement pour me former une carapace. Car comme tous les enfants, je peux être incroyablement fragile. Alors, oui, me défoncer la tronche me permettait de devenir selfish, de ne pas faire attention au monde autour de moi, de couper court aux relations que je jugeais dangereuses. Me défoncer la gueule me permettais de me contenir dans ma véritable nature de fillette qui fait trop confiance à la vie.
Car il est une chose dont je suis certaine, en plein milieu de mon troupeau de démons personnels, se trouve le boss, le HRBP – Human Resources Business Partner, you know ? – le Big Boss de tous les démons : la peur de l’abandon.
Je ne sais pas si je fais bien de ne plus rien prendre du jour au lendemain et d’avoir balancé aux chiottes toutes mes boîtes à chaussures qui étaient remplies de médocs.
Parce que je vais vous annoncer une chose, lecteurs.
Une seule chose : il suffira juste … Juste.
D’une chose qui peut vous sembler tellement mielleuse et ridicule, adultes que nous sommes, plongés au milieu de ce monde hideux où les rapports humains ne sont dictés que par des rapports de force.
Mais croyez-moi quand je vous l’affirme, c’est tout con.
- You know, I’m sure that I shouldn’t do that now… I’m afraid.
- You’re afraid of your life, Elisabeth. You don’t need someone.
- I need to be loved… Just one time. I need to be loved by someone. And even God is a bastard. He has abandonned my childhood and made me growing up so fast , understanding the world… Made me becoming a writter when I was this little child under the beating of my own mother … So please. Understand it : I need to be love. Just one time.
[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=DXQkplGz05c]
16th
06 -
2009
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Ca a commencé comme ça ®
Je repensais à mon père qui a accepté.
A mon oncle qui m’a regardée bizarre.
A ma mère qui ne le saura jamais vu que je lui cause plus.
Puis j’ai repensé à mon histoire cette fameuse année… Marie, Marion et Alex… Alexandre. Nos soirées tous les quatres, à manger des galettes et mater des films dans mon lit, nos premières cuites à la bière, nos premiers taz… Marie est sortie avec Alex, pour finalement Marion avec Alex, pour moi avec Marie, puis Marion… Bref. On a jamais songé à la partouze, mais c’était pas loin.
Un soir, Alex me regarde et me dit que je ne suis pas lesbienne. Bien entendu je rigole … Il s’est accroché. Connard.
Alex fut mon premier « mec ».
Je crois que c’est là que mes emmerdes ont commencé. En tombant amoureuse d’un homme, j’ai fait une fuite en avant sur tout un tas de truc, la famille, les enfants , ce que j’ai eu à la place … Qu’au fond, je n’étais pas celle que je croyais, juste une autre cachée derrière tout un tas de truc. Et surtout … Que je ne voyais pas où se trouvait mon avenir. Je ne voyais aucun futur. Rien. J’avais perdu goût à la vie.
[... ]
J’ai fais une connerie.
C’est Alex qui m’a sauvée en passant me voir ce soir là.
A l’époque je ne faisais pas encore rire mes psys. Parce que j’énonçais la triste vérité sur tout ce que j’avais vécu auparavant et dont je n’avais jamais parlé. C’est fou ce qu’un gamin peut cacher et se cacher pour protéger ceux qu’il aime. Même si on lui fait du mal.
Quand je suis morte, notre groupe est mort.
Alex est devenu un gros beauf violent qui a commencé à faire des ratonnades. Marie est allée beaucoup trop loin dans la défonce et allait beaucoup trop aux teckos. Quant à Marion …. Je pense qu’elle doit être fiancée aujourd’hui.
Quant à moi ?
Je ne sais pas.
Pire encore … J’ai de plus en plus de mal à faire confiance aux autres. On change tous tellement, rien ne reste éternellement pareil. Même moi, je change … Donc au fond, comment être sûre ? Comment être sûre de ce que je souhaite ? Comment être sûre de moi-même ?
Empty spaces – what are we living for?
Abandoned places – I guess we know the score..
On and on!
Does anybody know what we are looking for ?
3rd
06 -
2009
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Oui, aujourd’hui aurait pu être une journée sucrée.
Tout avait pourtant bien commencé, fidèle à moi même et à mon sens de la désorganisation permanente. Mais qui ne connaît pas les ravages de ce conditionnel… Ce conditionnel qui nous fait croire, qui nous donne l’espoir, géniteur des imaginations les plus folles, est parfois fatal.
Deception profonde, I’m just lost in depth.
C’est une impatience qui devient tueuse, ce sont des sourires qui tournent au fameux rictus, la réussite n’est alors qu’utopique. L’espérance est frappée de plein fouet, rejetée telle un greffon malsain. La colère acide prend le dessus pour écraser l’homme du fardeau notable. Je n’y ai pas cru, aveugle jusqu’au bout, puis les rêves évanouis, la réalité sonne. L’injustice est passée au crible, l’insulte libératrice trépasse dans le vide sonore. Et dire que ce sont ces mots aimés auxquels je consacre le plus clair de mon temps, qui m’ont trahi. Finalement, c’est le bonheur de savoir ce qu’on vaut vraiment qui nous rappelle à l’ordre, ce séchoir lacrymal.
« L’échec fait avancer » dit-on. Oui, et mes teintes moroses laisseront sûrement place à la détermination, celle qui m’a peut-être manqué jusqu’à lors.
Oui, aujourd’hui n’a été qu’une journée poivrée. . .
Ps : Work it harder, make it better, do it faster, makes us stronger, more than ever hour after, our work is never over …
» – Elisabeth, je vous met 9/20 parce que ça manque de structure … »
[ Tu m'étonnes, moi et la structuration, ça fait comme ...Un bout de gras sur le bord de l'assiette qu'on laisse toujours tout seul... Abandonné de tous...Sur le bord... De l'assiette ...Seul... ]