Quand on a mal on a tendance à tout péter, tout casser. C’est encore pire quand on a mal à cause d’une histoire qui « doit » se finir. Même si au fond, on est persuadé qu’elle aurait pu être autrement. Oui, lecteurs. je pense que je suis véritablement tombée dans ce putain de piège. Je le dis, l’écris ce soir, pendant que j’ai les yeux qui piquent de sommeil et que je viens de me faire vomir après une crise de boulimie. [...] En plus de devoir accepter ce qui doit être, je n’ai plus de traitement, plus rien. J’ai tout jeté un soir, pour lui montrer qu’il ne devait pas avoir peur de mon auto-destruction.
Je vais perdre quelqu’un qui compte aussi beaucoup pour moi, celui qui fut mon dernier amant avec le début de [...] Lui.
Parce qu’il s’énerve quand il me voit plonger à cause de [...] Lui.
- L’ideal serai quand meme de surmonter cela non?
- Comment ?
- Ben si je ne me trompe
- Tu m’as parlé d’un tas de conjoints non?
- Voir quelqu’un d’autre ?
- Non
- Avec ces gens ça s’est passé comment?
- Mal …
- J »offre beaucoup, ça fait peur
- Donc on peu imaginer qu’avec un autre et encore un autre…….
- Ca se passerai……mal non?
- Les gens ont peur de moi
- Je donne trop
- Je demande beaucoup de tendresse
- Ou peut etre que tu les choisis de façon a souffrir non?
- Tu sais quoi ?
- Il a ete le seul avec qui je me sentais vraiment entourée de tendresse
… C’est la premiere fois de ma vie que j’ai pu avoir un orgasme en faisant l’amour avec un homme
- Oh .. c’est pour ça que tu as du mal a tourner la page ?
- Et je crois que pour lui aussi ça a du faire la même chose
- Non ne dis pas ça
- Je crois que c’est vraiment lié avec les sentiments qu’on a tous les deux
- Hum … ouais peut être peut être pas…
- … J’ai fais l’amour avec quelqu’un d’autre pour voir
…
- Et ?
- Je me suis surprise a pleurer après
- Comme une conne
- J’etais dans d’autres bras, ou plutôt un autre ventre
- Ces derniers jours la?
- Et j’ai pleuré en silence
- Sans rien dire
- Et je sais pas s’il a vu .. Ou compris ce qu’il m’arrivait.
- Meme … je le voyais encore en tant qu’ami pendant que je vivais cette histoire avec Lui.
- C’est un ami, bien plus qu’un amant …
- Je vais mal …
- Vraiment mal
- Je sais …
- Mais pourquoi tu me dis ça?
- Je chiale quand je suis avec quelqu’un d’autre tu t’en rends compte ?
- Je chiale … Quand je fais l’amour avec quelqu’un d’autre.
Cause baby, ooh, if heaven calls, I’m coming, too
Just like you said, you leave my life, I’m better off dead
But if you wanna show, just let me know
And I’ll sing in your ear again
J’ai vu mon australienne. Je sais que cela va ma couter cher de continuer de la voir, donc je vais demander à mon père de m’aider un peu … Essayer de lui faire comprendre à lui, homme cartésien, que j’ai besoin de la voir … Sans me faire gober des trucs pour rendre heureux.
Avec mon australienne, nous parlons. Nous tentons de désamorcer une bombe en moi.
Ca coute cher…Prendra du temps. Mais ma santé avant tout.
Nous parlons de mon enfance.
En anglais … C’est pour cela que vous me voyez de temps en temps valser entre français et anglais … L’anglais chante dans ma tête et me paraît tellement plus fort pour exprimer mes souvenirs, mes « insecure »
Cela fait des années que je tente de me soigner.
Et à chaque fois je me retrouve emprisonnée dans le système des anxios que je gobe n’importe comment, avec de la bière … Je me sens légère …. Si légère … Une bulle.
J’ai retourné intégralement mon studio, telle une junkie pour retrouver des médocs, des plaquettes, des choses qui défoncent ma tronche. Arrivera le moment où je n’en aurait plus.
Mon australienne a mis le doigt là où ça fait mal : Mon childhood, mes souvenirs de petite fille qui a vu ses parents de foutre sur la gueule, planquée dans les escaliers en marbre… Ces ressentis de ne pas exister, et de voir du blanc, des gens en blanc venir chercher ma mère … Dans une ambiance chaotique.
C’est pour cela que je suis devenue ainsi : Je veux fonder quelque chose de stable le plus rapidement possible. Je tente – parait-il – de vouloir contrôler la vie.Narcissique, sans aucun doute. Mais pas égoïste. Au contraire. je suis une sainte, une Amélie Poulain un peu plus trash, je ne sais pas être méchante et faire du mal. Non, la douleur je me la garde. Je l’englobe en moi. C’est pour cela que je suis si triste. Je dois comprendre et accepter que a vie n’est pas un long fleuve tranquille.
La seule solution que me proposait jusqu’alors les psychiatres français, c’était de me faire devenir accroc aux cachetons. Ils appellent ça « vous faire du bien »…
Faut pas être con pour piger qu’ils cherchent uniquement à calmer les symptômes et non la maladie.
Je vais donc devoir passer à une phase de sevrage à l’arrache, je ne sais pas comment je vais réussir à en assumer une en continuant de travailler à côté…
J’ai peur.
C’est très dur d’accepter sa différence, et surtout de l’assumer.
Même si beaucoup de gens quand ils me rencontrent, n’imaginent pas ce qu’il se cache derrière un smile.
Le smile de la défonce des temps moderne: la pilule du bonheur.
Il y a des moments où on aime rien, plus rien, ou presque.
Des moments où l’on reste perpétuellement instatisfait, blasé et vide.
Des moments où rien n’est à la hauteur de nos espérances.
A commencer par nous-même.
Je ne suis qu’une grosse boîte Tupperware®.
Étanche.
Imperméable.
Conservatrice.
Ce qui est en moi, c’est devenu impérissable. De la conserve à l’intérieur.
Rien, absolument rien ne peut enter, s’installer, essayer de proliférer, tenter de se développer.
Rien ne peut m’envahir…
Et encore moins, beaucoup moins, endommager l’interieur, le faire pourrir, le faire disparaître, le dégrader. Pour toujours !
De manière efficace ?… Non.
Ca ne marche pas comme ça….
Je ne suis qu’une grosse boîte Tupperware®.
Etanche.
Rien ne me touche.
Tout passe sur le côté lisse et transparent de mon couvercle.
Je ne sens rien. Rien ne me touche et je ne touche rien.
C’est ainsi…. Tout me dépasse.
Je ne suis qu’une grosse boîte Tupperware®.
Je vois le monde derrière une surface trasparente, la vision n’en n’est qu’un peu déformée.
Tout est moche.
Tout est froid.
Tout est dangereux.
Tout peut me contaminer… Me détruire de l’intérieur.
Ps : I don’t know.
» – Ici le docteur Bidule, vous téléphonez pour quoi ?
- Bah c’est le docteur Machine qui m’a dit de prendre contact avec vous.
- Oui, mais encore ?
- Bah écoute gros con, si je te téléphone c’est que j’ai un soucis non ?
Euh [ ... ] «
Je ne suis qu’une grosse boîte Tupperware®, et en plus je suis cabossée.
"Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit: J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice crée par mon orgueil et mon ennui."