Aphorismos αφοριζειν #7
Le DRH : Bonjour Elisabeth… Où se trouve le dossier Prévoyance ?
Me ( super concentrée en train de vouloir forcer le putain de proxy de sa mère ) : DANS TON …. Euh … Attendez Martin, je vais le chercher.
* véridique *
Le DRH : Bonjour Elisabeth… Où se trouve le dossier Prévoyance ?
Me ( super concentrée en train de vouloir forcer le putain de proxy de sa mère ) : DANS TON …. Euh … Attendez Martin, je vais le chercher.
* véridique *
On ne me fera jamais changer d’avis, les Rolling Stones sont mille fois plus mes Dieux que les Beatles.
« Gimme Shelter » ainsi que » Paint it Black » sont des titres qui me font des zigouigouis dans le ventre et que j’entends trop souvent dans ma tête. D’ailleurs il m’arrive fréquemment de faire ma Ally McBeal dans la rue, en un peu moins anorexique et plus rock’n'roll.
Après je m’étonne que l’on me prenne pour une tarée.
Y a pas à chier. Ça c’est de la vraie musique.
Maintenant matez un peu la reprise de Stéréophonics. Y a quand même de la gueule non ?
Ça fait un petit moment que j’ai repéré les petites grandes reprises de ce groupe et je tire grandement mon chapeau au chanteur qui arrive quasimment à supplanter Mick.
Néanmoins, mon sexe féminin est admiratif devant les chanteuses de ce concert de Meat Loaf …
Ma voisine doit vraiment me haïr ces derniers temps vu que je me prends pour la brunette… Elle assure la vache.
C’est décidé.
L’année prochaine je vais pointer à la Nouvelle Star pour en foutre plein la gueule à Philippe Manœuvre.
Avec les même fringues.
* Qu’on me file une guitare et du cuir sur le champs*

Avant tout, un geste, quelque chose de physique, la traduction matérielle d’une pensée.
Une expérience : cette pensée préalable n’est pas forcément la même que celle qui renaîtra du produit de ce geste : l’écriture.
En passant par le corps, la main, le corps de la langue, les lettres, les mots, leur grammaire, la pensée s’épaissit, s’affine, se transforme, devient vivante.
L’écriture est une rencontre avec soi-même, ce je qui est un autre, et avec ces autres qui me donnent existence.
Écrire, c’est être accompagné sur ce chemin de solitude qu’est aussi l’écriture.
Le premier temps fort, est donc celui de l’écriture dans laquelle chacun s’immerge.
Le deuxième temps fort suit immédiatement l’écriture : c’est celui de la lecture. C’est alors que le texte prend son sens, ses sens… Il se révèle dans la lumière de l’écoute, première lecture souvent même pour celui qui l’a écrit et qui le découvre dans la nudité de son être propre.
Chaque texte fait donc l’objet d’une écoute attentive. Cette attention, la qualité de silence qui accompagne la lecture, mieux que tout commentaire, peut suffire à donner au texte l’espace de son déploiement. Mais le plus souvent il est bon d’énoncer les commentaires, critiques, appréciations, questions que soulèvent les textes.
Je crois que tout écriture crée un objet, plus ou moins chargé de » réalité intérieure « , ordonné selon une vision qu’elle nourrit autant qu’elle en est nourrie. Et que c’est à entrer dans cette vision par la lecture, donc dans cette » réalité intérieure « , que le noyau de solitude dans lequel chacun est enfermé se brise, libérant une charge d’énergie fantastique.
Toute écriture se confronte donc à la résistance d’un réel qui lui est extérieur. Et c’est par le retour qu’enfin elle existe, simplement, que le geste d’écrire débouche sur une création, cette recréation que le monde attend des hommes, par leurs rêves et leur art.
Il nous reste à conclure avec le poète que : » Nul ne sait ce qu’est écrire « .
Une expérience différente et unique pour chacun. Pas plus que l’amour, l’écriture ne peut se résoudre en un savoir transmissible. Comme l’amour, elle peut, elle ne peut que se partager, avec quelqu’un d’autre : Celui qui vous lira.
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