20th
07 -
2009
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Lecteurs, je pense avoir compris ce qu’était réellement une relation amoureuse constructive et non destructrice.
Il y a d’abord ce que l’on place derrière, ce qu’on attend le plus souvent, ce vide que l’on veut combler. Certains veulent un confort matériel, d’autres veulent de l’aventure, d’autres veulent construire quelque chose … Saint-Exupéry a très bien compris que le plus important ce n’était pas de « se regarder l’un l’autre, mais regarder ensemble, dans la même direction. » Il est aussi connu que l’on tombe amoureux uniquement quand on le souhaite. Je pense que c’est vrai… Il y a toujours un moment où on se fait séduire, où on se demande ce que nous veut la personne en face… Puis on décide ensuite de succomber au charme, ou pas.
Quand on devient adulte (mis à part le cas du religieux pratiquant) le sexe tient une très grande importance au tout début d’une relation. Le désir, l’envie du corps de l’autre … C’est tout cela qui fait ce que nous appelons à mon avis : la pulsion amoureuse. Cette période où il vous suffit de penser à l’autre pour avoir des papillons dans le ventre et la folle envie de le prendre dans ses bras, de l’embrasser ….Le premier stade.
Arrive le deuxième stade, le plus difficile à mon avis. Celui où on doit se trouver complice et où on partage des choses ensembles. Je ne parle pas d’être radicalement fusionnel, non. Je parle de ce qui fait qu’on se comprend et que l’on rigole ensemble. Car le rire est avec le sexe les fondations même d’un couple heureux… C’est cela, le second stade. C’est apprendre chez l’autre, et s’enrichir ensemble dans notre différence et notre liberté individuelle. C’est « agrandir sa liberté grâce à celle de l’autre ».
Beaucoup de couples autour de moi, ne comprennent pas cette théorie de confiance et de partage. Je les vois tenter de se rabibocher, se faire mal, simplement parce qu’ils ne comprennent pas qu’imposer quoi que ce soit est obligatoirement le début de la fin d’une relation amoureuse (et même amicale). Vivre ensemble ne doit pas être un carcan mais au contraire une bulle d’oxygène qui te renforce et t’enrichies… Et enrichie l’autre aussi. Ces couples qui s’entre-déchirent et n’acceptent pas le fait qu’ils ne sont pas le « chacun de sa chacune » sont menés à être malheureux s’ils restent ensembles.J’ai connu une amie qui me disait tout le temps : « Je ne sais pas aimer, je détruis tout, on me dit que je ne suis pas faite pour vivre en couple ». Cette conne ne veut pas plutôt comprendre qu’elle a le droit d’exister pour ce qu’elle est et ne pas tenir compte des grandes théories qui la rabaissent et lui font croire que c’est elle le gros méchant de la planète. Autant je peux accepter qu’elle peut en effet avoir quelque chose en elle sur laquelle elle doit travailler – confiance en soi, estime d’elle-même, apprendre à s’aimer- autant je ne comprends pas qu’elle veuille tenter de recoller les morceaux avec quelqu’un qui lui cassait les couilles à lui dire qu’elle était néfaste, pesante et ne comprenait rien à la relation en couple.
Les gens sont cons des fois, lecteurs.
Oh, ne croyez pas que j’ai une estime de moi-même sublime. Je suis juste un peu paumée et tente de comprendre pas mal de choses autour de moi. Et moi aussi, parfois, mon affect prend réellement le dessus sur mon intelligence légendaire.
Mais au moins, j’ai compris une chose que rares sont ceux à avoir pigé. Si une relation telle qu’elle est et existe fait souffrir… Casse toi, pov’con.
Facile à dire, je sais.
6th
07 -
2009
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« - Tu les a jeté alors ?
- J’ai mal à la tête. J’ai des vertiges et ma vision devient floue par moment. Je n’arrive plus à manger, j’ai tout le temps envie de vomir et sacremment envie de me plonger dans le noir, le silence, la tortue- »Tortura » tu comprends ?
- Muerte… Si … ¿ Hablas español cuándo haces un destete?
- Hablo todas las lenguas del mundo cuando tengo pena…. La langue de l’âme, celle que plus personne ne souhaite entendre, celle que j’entends beaucoup trop depuis que j’ai arrêté mon traitement. Digo a propósito las lenguas del mundo y no la de la gente… Porque hay una diferencia enorme entre el lenguaje del alma y el otro lenguaje…
- Le tout c’est de trouver ceux qui parlent cette langue.
Je sais. « Soul Mates »
- C’est même pas aussi simple. Je crois avoir compris qu’il faut les trouver, mais qu’elles acceptent de t’accueillir, de te faire une petite place… Elles doivent te reconnaître. Je crois même qu’on peut gicler de l’intérieur quand on comprend qu’au fond, il peut se passer qu’elles se croisent, se comprennent, s’aiment peut-être … Peuvent vraiment s’aimer…
- … Mais au fond … Comme il existe plusieurs langues, plusieurs mondes, plusieurs niveaux de compréhension… Il existe la vie rêvée des fous et la vie rêvée des autres fous.
- Voilà, tu comprends ?
[...]
- Tu les a jeté parce que je te l’ai demandé ?
- … Parce que je suis conne je crois. La pire de toutes les connes du monde. Celle qui ne s’aime pas, ne se respecte pas, n’en a rien à foutre de sa santé, de sa vie, de son existence… Alors oui, je crois que je les ai jeté parce que tu me l’as demandé.
- Ouaips. T’es conne. Parce qu’en attendant, t’es là, seule, devant ton putain d’écran et que tu sais bien, tu le sais même très bien. C’est même ça qui te fait mal… Là. Que tu vas arrêter ces putains de médocs pendant un moment, le temps que je sois là, de temps en temps, à faire un coucou, chui pas loin … Tu viens ?
- …
- Et toi, tu vas tenter de rien dire, te taire, faire la silencieuse… Tu vas résister. Tu ne diras rien. Puis tu viendras …
- …
- Et là, tu le sais. Tu le sais même très bien.
- …
- Je te l’ai dis.
- …
- Je ne serai peut-être même plus là.
[...]
- Je me souviens d’une amie à qui j’avais dis « si je pouvais trouver un sens à mon suicide, du genre je meurs, toi tu vis, je le fais sans aucun soucis » Elle m’a regardé, a regardé où j’avais atteri. C’est grâce à elle que j’ai lu Antonin Artaud, que j’ai balancé à mon psy que je voulais me casser d’ici, que ma vie se passait ailleurs que dans un cocon blanc où des gens se font payer pour me faire croire qu’ils m’aiment. L’amour n’existe pas dans un centre psychiatrique. Il n’existe pas là-bas, ça c’est sûr …
- … Encore faut-il qu’il existe dans le monde, quelque part.
- … Et qu’on sache réellement ce que c’est ce mot « amour ».
[...]
- Laisse-moi te dire alors, ce que je pense de tout ça …
- Je le sais déjà … Je sais déjà tout ça ! L’amour est subjectif. Derrière chaque personne, il y a un amour. Il y a ceux qui placent « complicité » d’autres « aventure » puis les « sexual »… Moi j’ai pigé ce qu’il y a derrière mon propre « amour »… Et il ne doit pas rester sacrifice.
- Tu es paumé là, non ? Tu ne sais pas si tu dois rester… Où se placerait ton sacrifice… Partir avant moi … ?
-…
- Rester jusqu’à ce que je parte ?
-… Hablo todas las lenguas del mundo cuando tengo pena…. La langue de l’âme, celle que plus personne ne souhaite entendre… Ceux qui ont souffert, l’éventualité de la souffrance les fait souffrir autant que la douleur même…
- Tu crois qu’il doit y avoir obligatoirement l’un de nous deux qui doit souffrir du départ de l’autre ?
- Je pense que la question est surtout de savoir comment faire pour que l’autre souffre le moins …
[...]«