16th
06 -
2009
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Ca a commencé comme ça ®
Je repensais à mon père qui a accepté.
A mon oncle qui m’a regardée bizarre.
A ma mère qui ne le saura jamais vu que je lui cause plus.
Puis j’ai repensé à mon histoire cette fameuse année… Marie, Marion et Alex… Alexandre. Nos soirées tous les quatres, à manger des galettes et mater des films dans mon lit, nos premières cuites à la bière, nos premiers taz… Marie est sortie avec Alex, pour finalement Marion avec Alex, pour moi avec Marie, puis Marion… Bref. On a jamais songé à la partouze, mais c’était pas loin.
Un soir, Alex me regarde et me dit que je ne suis pas lesbienne. Bien entendu je rigole … Il s’est accroché. Connard.
Alex fut mon premier « mec ».
Je crois que c’est là que mes emmerdes ont commencé. En tombant amoureuse d’un homme, j’ai fait une fuite en avant sur tout un tas de truc, la famille, les enfants , ce que j’ai eu à la place … Qu’au fond, je n’étais pas celle que je croyais, juste une autre cachée derrière tout un tas de truc. Et surtout … Que je ne voyais pas où se trouvait mon avenir. Je ne voyais aucun futur. Rien. J’avais perdu goût à la vie.
[... ]
J’ai fais une connerie.
C’est Alex qui m’a sauvée en passant me voir ce soir là.
A l’époque je ne faisais pas encore rire mes psys. Parce que j’énonçais la triste vérité sur tout ce que j’avais vécu auparavant et dont je n’avais jamais parlé. C’est fou ce qu’un gamin peut cacher et se cacher pour protéger ceux qu’il aime. Même si on lui fait du mal.
Quand je suis morte, notre groupe est mort.
Alex est devenu un gros beauf violent qui a commencé à faire des ratonnades. Marie est allée beaucoup trop loin dans la défonce et allait beaucoup trop aux teckos. Quant à Marion …. Je pense qu’elle doit être fiancée aujourd’hui.
Quant à moi ?
Je ne sais pas.
Pire encore … J’ai de plus en plus de mal à faire confiance aux autres. On change tous tellement, rien ne reste éternellement pareil. Même moi, je change … Donc au fond, comment être sûre ? Comment être sûre de ce que je souhaite ? Comment être sûre de moi-même ?
Empty spaces – what are we living for?
Abandoned places – I guess we know the score..
On and on!
Does anybody know what we are looking for ?
21st
05 -
2009
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Vaudou mon gentil vaudou
J’habite dans une rue qui devient de pire en pire. Plus le temps passe et plus je vois les changements s’opérer dans le 10 e arrondissement. La population qui voulait conserver un bon esprit de quartier est en train de devenir un truc abjecte et je vais balancer comme ça, là maintenant, paf – parce que je suis comme ça – BOBOS !!!!
Je suis ÉNERVÉE. Je dois passer des exams, travailler ma personnalité on ne peut plus sexy, je fais la fête parce que ça faisait un looooooong moment que je la faisais plus, bosse encore plus qu’avant – en gros avant j’étais trois jours à mon boulot et du boulot j’en avais plus que pour trois jours, là vu que je suis là-bas toute la semaine, on en rajoute -et en plus je dois supporter une POUFIASSE dans mon immeuble qui me fout sa musique à fond tous les jours.
Le premier qui me dit que j’ai qu’à arrêter de faire la fête, je lui coupe les couilles. Bâtard.
Bordel ! Je dormais bien, j’avais pas picolé la veille, j’avais bien pris mon petit somnifère comme une gentille insomniaque, je comptais dormir du sommeil des justes jusqu’à pas d’heures, je rêvais que j’étais Buffy ( avec les cheveux blonds, les nibards et le tae Kwon Doe ) et que je pétais la gueule aux fantômes du temps qui passe – je fais des rêves allégoriques très très kitsch, cherchez pas – et pour couronner le tout, je comptais aller courir pour me mettre en forme à mon réveil, histoire d’avoir la pêche pour écrire des articles cochons- pas pour ici, ne commencez pas à fantasmer.
Bah non ! Ma nouvelle voisine du dessus à découvert Deezer et les enceintes sur son pc, et vas y que je te fous des sons de merdes pendant des heures. Comme en plus je vis dans un immeuble avec des murs en papiers, entendre les voisins niquer est aussi commun que de les entendre péter.
Je crois que je vais vraiment faire le simili vaudou pour qu’ils aient les pétoches.
Entre les intermittents du spectacle qui ont acheté un loft au rez-de-chaussé et qui prennent la rue pour LEUR rue et que moi, gentille ex-gauchiste ex-future intermittente du spectacle, je suis allée gentiment leur expliquer que y’en a ils sont capitalistes et vont bosser en mode corporate et des fois- des fois hein – faut dormir sous peine de poser la tête sur son clavier au boulot… Ils ont été capables de me sortir la résistances par la fête dans Paris – chose que je cautionne mais pas avec des cons donc j’ai refusé poliment leur invitation à boire et prendre le coke pour ensuite partouzer avec eux …
… Car oui, ne jamais partouzer avec ses voisins, de suite ça parasite l’ambiance.
Déjà que j’évite un libanais, un café algérien, et un bar de goudoues dans mon périmètre parce que j’ai consommé, j’ose à peine imaginer si je gang bang….
Ainsi entre les intermittents Russos-Serbos-Croates scénariste-metteurs en scène-moncul c’est du poulet et l’autre qui croit que son 20 m2 c’est le RedLigt, je sais plus quoi faire. Donc…
Ca fait quelques mois que j’envisage récupérer des coeurs, des yeux ou je ne sais quoi chez mes boucher Hallal, des pattes de poulets chez les chinois, aller chercher des bouts de bois et les attacher tous ensembles accompagnée d’un bout de papier sur lequel j’inscris des mots en latins qui veulent rien dire… Les clouer sur leurs portes et balancer plein de chats noirs, histoire de leur foutre les pétoches.
Bref, plus sérieusement, je suis triste de voir une rue avec une vie de qurtier très agréable la voir être désertée par les » vrais » et y foutre des ptits cons individualistes qui écoutent du Coldplay. Merde quoi …
6th
05 -
2009
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- Albert Camus
Dès mon plus jeune âge, j’ai voulu apprendre. Je suis allée à l’école avec le sourire. Je voyais mes camarades aller à l’école en traînant les pieds tandis que moi j’y allais quasiment en courant.
A l’époque, je vivais encore avec ma génitrice. Comme nous avions un rapport quelque peu « violent » la relation que j’ai eu avec elle est comme … Merdique.
Ainsi, j’aimais l’école beaucoup plus que ma propre mère.
Là-bas, j’ai appris à lire et à écrire. J’ai aussi découvert les autres, la société et à quel point c’est des emmerdes… Pour faire court : je suis devenue cultivée.
Parfois, je me demande. Je m’arrête et me questionne. Dans mes vagues souvenirs de philosophie, cette phrase m’entête : « On ne nait pas Homme, on le devient ». Comme si devenir « Homme » était obligatoirement quelque chose de positif…
Aujourd’hui, quand je vois ce que l’Homme fait quand il se regroupe en « Société, World Company & cie » je me dis qu’après tout, c’est un gros con. Le pire de tous. Il est cultivé. Et au lieu de se servir de ce savoir et de cette culture, il se désagrège, s’entretue via différents moyens. Il se détruit.
Mes amis, tout va bien.
A coup de beaux discours, de dictature à peine cachée, de manipulation de masse – le marketing et la comm’ c’est quoi d’après-vous ?- il invente des armes chimiques, kiff les guerres de religion ou guerres tout court. Le pire c’est qu’il se déculpabilise de faire des atrocités parce que c’est « pour la progression de l’humanité ». Ainsi ..
L’Homme se suicide.
Faites moins de bruit s’il-vous plaît.
« La première des deux forces contradictoires, à savoir le silence déraisonnable du monde ne peut donc être niée. Quant à l’autre force contradictoire permettant cette confrontation dont naît l’absurde, qui est l’appel humain, la seule manière de la faire taire serait le suicide. Mais ce dernier est exclu car à sa manière « le suicide résout l’absurde». Or l’absurde ne doit pas se résoudre. L’absurde est générateur d’une énergie. Et ce refus du suicide, c’est l’exaltation de la vie, la passion de l’homme absurde. Ce dernier n’abdique pas, il se révolte. »